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Déçue, Jennifer de Temmerman quitte le groupe LaREM à l'Assemblée nationale

Jennifer de Temmerman à Paris, le 22 juin 2017.

Jennifer de Temmerman à Paris, le 22 juin 2017. - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Dans un communiqué publié sur Twitter, la parlementaire affirme notamment ne pas avoir retrouvé "l'espérance que faisaient naître en (elle) les mots du président de la République Emmanuel Macron en 2017".

La députée du Nord Jennifer de Temmerman a annoncé mercredi matin quitter le groupe La République en Marche (LaREM) à l'Assemblée nationale, disant avoir perdu "espoir" après le vote de mesures sur l'immigration. 

Dans un communiqué intitulé "Pourquoi je pars" publié sur Twitter, la députée justifie son choix, en "accord avec (ses) valeurs et celles de la circonscription" qu'elle représente, de quitter le groupe LaREM. 

La semaine dernière, à la suite du vote de mesures sur la couverture santé des migrants, Jennifer de Temmerman avait annoncé prendre du recul vis-à-vis du groupe majoritaire. Dans l'hémicycle, s'opposant au vote de dispositions sur l'aide médicale d'Etat (AME), elle avait interpellé ses collègues, demandant "Où est notre âme (...) où allons-nous?". 

La députée fustige la restriction de l'AME

Jennifer de Temmerman continue de fustiger la mesure de restriction sur l'AME, qui "conforte les discours d'extrême droite". 

Au-delà, elle affirme ne pas avoir "retrouvé le cap donné par notre Premier ministre (...) lors du premier discours de politique générale" ni "l'espérance que faisaient naître en (elle) les mots du président de la République Emmanuel Macron en 2017". 

La députée déclare qu'elle "continuera d'agir" pour "porter les objectifs de développement durable, pour les droits humains, pour la démocratie". 

Plusieurs mouvements depuis 2017

À l'Assemblée nationale, LaREM va compter désormais 303 membres et apparentés, contre 313 au début de la législature.

Dans les derniers mouvements, Albane Gaillot, élue du Val-de-Marne, s'était en septembre mise en retrait du groupe LaREM à l'Assemblée, devenant simple apparentée. Elle se disait déçue des actions en matière d'environnement, de "justice sociale" et de démocratie interne au sein de LaREM.

Avant elle en juin, pour "désaccord avec la ligne du mouvement", c'est la députée de la Marne Aina Kuric qui avait quitté le parti, tout en restant également apparentée. 

Une autre élue, Sandrine Josso, a quitté LaREM en juin pour le groupe Libertés et territoires, car elle ne "trouvait plus le sens initial" de son engagement.

C.M. avec AFP