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De Valls aux ténors du PS, l’inquiétude de voir la gauche "pulvérisée" en 2017

François Hollande et Manuel Valls à l'Elysée (photo d'illustration)

François Hollande et Manuel Valls à l'Elysée (photo d'illustration) - Stéphane de Sakutin - AFP

Au PS, la perspective d'un nouveau 21 avril à l'élection présidentielle de 2017 fait réagir. A tel point que le Premier ministre Manuel Valls craint que la gauche ne soit "pulvérisée".

"Réagir, réagir vite". En meeting à Tours, Manuel Valls a martelé ces mots, face à un risque d'éclatement de la gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017. Le Premier ministre craint même qu'elle soit "pulverisée" lors du scrutin.

Pour éviter une élimination du candidat de gauche dès le premier tour, le chef du gouvernement a appelé ce samedi, la gauche à "réagir, réagir vite". Devant des militants socialistes réunis à Tours, Manuel Valls a martelé:

"La gauche est la seule force capable de rassembler largement les Français au-delà des camps habituels. Ce sera l'enjeu du second tour. Nous devons y être, rien n'est acquis".

Une perspective "grave"

Dans une interview à La Nouvelle République publiée ce samedi en début de journée, Jean-Christophe Cambadélis a lui aussi qualifié de "grave" la perspective actuelle de ne voir "aucun candidat" de gauche "passer le premier tour" de l'élection présidentielle.

"A cette étape aucun candidat putatif, quel qu'il soit, ne semble pouvoir battre la droite. Et même passer le premier tour. C'est grave", a estimé Jean-Christophe Cambadélis.

"Interrogations globales"

Il a aussi fait part des "interrogations" (...) globales sur les chances pour les socialistes, et la gauche, de l'emporter à la présidentielle".

Même tonalité en septembre dernier, quand Jean-Christophe Cambadélis évoquait la possibilité que la gauche ne soit pas au second tour. Sur Public Sénat, il appelait alors au rassemblement de ses pairs face à la perspective d'un nouveau 21 avril avec un duel droite-extrême droite.

Hollande ou rien

Bruno Le Roux abonde dans ce sens, dans La Provence ce dimanche. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée prédit un "émiettement, un éclatement et la gauche sera éliminée au second tour" si François Hollande n'est pas candidat. 

"Je lance ce signal d'alarme, parfaitement compris par beaucoup de députés. Ils savent pertinemment que lorsque le président est attaqué, c'est le travail de la majorité qui est atteint", poursuit-il.

Selon un dernier sondage BVA-Salesforce publié vendredi, aucun des candidats de gauche (qu'il s'agisse de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon ou Emmanuel Macron) ne se qualifierait au second tour. 
Mélanie Longuet