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Clermont-Ferrand: la tête de liste LFI aux municipales porte plainte pour diffamation contre Cohn-Bendit

Daniel Cohn-Bendit, sur le plateau de "Et en même temps" le 8 avril 2018.

Daniel Cohn-Bendit, sur le plateau de "Et en même temps" le 8 avril 2018. - Capture BFMTV

Daniel Cohn-Bendit l'a accusée d'avoir fait partie de militants qui s'en seraient pris au local de campagne du candidat LaREM dans la capitale auvergnate et à ce dernier.

Marianne Maximi, tête de la liste soutenue par La France insoumise (LFI) aux élections municipales à Clermont-Ferrand, a porté plainte pour diffamation contre Daniel Cohn-Bendit qui l'avait accusée de violences, a indiqué vendredi son avocat.

"Cette plainte pour diffamation publique envers un particulier avec constitution de parties civiles désigne Daniel Cohn Bendit et tous autres", a déclaré à l'AFP Me Jean-Louis Borie, confirmant une information du quotidien régional La Montagne.

Le 11 janvier, le candidat La République en marche (LaREM) aux municipales dans la capitale auvergnate, Éric Faidy, avait été chahuté par des manifestants contre la réforme des retraites rassemblés devant son local de campagne.

"Ces propos ne reflètent pas la vérité", dit Maximi

Dans une intervention sur LCI le 19 janvier, Daniel Cohn-Bendit avait déclaré: "Une quarantaine (de militants) de LFI, de la CGT et la candidate LFI attaquent le siège (d'Éric Faidy), cassent les vitres, commencent à cogner ceux qui sont dedans, c'est ça le problème".

"Les propos 'La candidate LFI, attaquent le siège, cassent les vitres, commencent à cogner ceux qui sont dedans', sont totalement diffamatoires à l'égard de Madame Marianne Maximi", souligne Me Borie dans cette plainte dont l'AFP a obtenu une copie. Ces faits "constituent le délit de diffamation publique à l'égard d'un particulier", précise-t-il.

Ces propos "ne reflètent pas la vérité, il n'y a pas eu de coups, pas de vitres cassées", a indiqué à l'AFP Marianne Maximi, assurant ne pas avoir été sur les lieux ce jour-là.

"En toute impunité, des éditorialistes sont payés pour dire n'importe quoi sur les chaînes d'info en continu", a déploré la candidate qui dit avoir réclamé en vain un droit de réponse à LCI.
C.M avec AFP