BFMTV

Chambres à gaz "détail" de l'Histoire: Le Pen cité en correctionnelle

Jean-Marie Le Pen sur le plateau de BFMTV-RMC, jeudi 2 avril 2015

Jean-Marie Le Pen sur le plateau de BFMTV-RMC, jeudi 2 avril 2015 - BFMTV

Jean-Marie Le Pen sera jugé en correctionnelle pour avoir de nouveau déclaré, le 2 avril, que "les chambres à gaz étaient un détail" de la Seconde Guerre mondiale, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le parquet, qui avait ouvert une enquête préliminaire juste après ces propos tenus sur BFMTV-RMC a cité à comparaître il y a quelques semaines le cofondateur du Front national pour contestation de crime contre l'humanité. La date du procès devant la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris n'a pas encore été fixée.

Condamnés par sa fille Marine qui lui a succédé à la tête du FN, ces propos avaient entraîné la suspension de Jean-Marie Le Pen du parti qu'il a longtemps incarné. Mais cette suspension a depuis été annulée par la justice.

Nombreuses sorties

Au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait s'il regrettait d'avoir qualifié les chambres à gaz de détail, ce qui lui a valu d'être déjà condamné, Jean-Marie Le Pen avait répondu: "Pas du tout. Ce que j'ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la guerre, à moins d'admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz".

Les propos de Jean-Marie Le Pen intervenaient alors que sa fille s'est attelée à "dédiaboliser" l'image du FN depuis son accession à la tête du parti en 2011. Ils avaient été vivement condamnés par la classe politique, y compris au sein du FN. Le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, avait immédiatement dénoncé une "provocation parfaitement inutile".

La première des nombreuses sorties de Jean-Marie Le Pen sur le sujet remonte au 13 septembre 1987, quand il avait déclaré: "Je n'ai pas spécialement étudié la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale". Il avait réitéré ces propos en 1997 en Allemagne, en 2008 au magazine "Bretons", en mars 2009 au Parlement européen.

la rédaction avec AFP