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"Bordel", "fainéants", "cyniques",... Macron s'explique sur ses sorties

Emmanuel Macron, dans son bureau présidentiel.

Emmanuel Macron, dans son bureau présidentiel. - Images : TF1 / LCI

Lors de son premier entretien télévisé en tant que chef de l'Etat, Emmanuel Macron est revenu sur sa communication, parfois critiquée.

"Fainéants", "bordel",... Certains des petites phrases du président de la République ont été beaucoup commentée depuis son élection à la tête de l'Etat. A l'occasion de sa première interview télévisée depuis l'elysée, Emmanuel Macron est revenu sur sa communication jugée parfois trop directe. 

Sur l'usage du mot "bordel", il revendique l'usage d'un terme qu'il estime "populaire". "Nos élites politiques se sont habitués à un discours aseptisé", a explique le chef de l'Etat. Le 4 octobre, en visite à Egletons, il avait glissé à Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine: "Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux". Une allusion qui faisait écho à des perturbations survenues plus tôt en marge d'un rassemblement de salariés de l'équipementier automobile GM&S. "Je n'ai insulté", a estimé ce dimanche Emmanuel Macron. 

Il a également regretté qu'une de ses phrases soit "sortie de son contexte", a-t-il estimé, au sujet de "ceux qui ne sont rien". "Une gare c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien", avait-il déclaré lors de l'inauguration de l'incubateur de start-up de la station F. Une sortie critiquée en juillet par ses détracteurs.

Sur les "fainéants", comme sur l'usage du mot "cynique", Emmanuel Macron estime que ce sont des termes "d'un registre normal ou soutenu". "Ils ne sont pas clivants". De manière plus général, ce dimanche, sur TF1, il a indiqué qu'il "continuerait à dire les choses". 

Ivan Valerio