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Barrage de Sivens: les élus du Tarn suspendent le chantier

Vue du site de la forêt de Sivens, sur lequel le barrage doit être construit.

Vue du site de la forêt de Sivens, sur lequel le barrage doit être construit. - Rémy Gabalda - AFP

Les élus du Conseil général du Tarn ont décidé vendredi matin de suspendre le projet du barrage de Sivens, contesté après la mort d'un jeune manifestant.

Les élus du Conseil général du Tarn, réunis vendredi pour évoquer l'avenir du barrage de Sivens, ont décidé de suspendre les travaux sans donner de date butoir. 

"Le drame intervenu dans la nuit de samedi à dimanche conduit l'assemblée départementale à prendre acte de l'impossibilité de poursuivre toute activité liée au déroulement du chantier sur le site de Sivens, a déclaré Thierry Carcenac, le président du Conseil général.

"Il n'y a pas de suspension définitive"

Mais cela ne signifie pas que le projet est abandonné. "On a pris la décision de dire qu'il est impossible de poursuivre en l'état le projet", explique sur BFMTV Michel Albarède, vice-président du Conseil général.

Selon lui, "il n'y a pas de suspension définitive, le projet existe et se fera. Il faut simplement prendre un peu de temps, que les gens s'apaisent, qu'on sorte du conflit national qui nous dépasse tous. Mais je pense que ce projet doit subsister."

Le projet de barrage, contesté, est au coeur d'une polémique très vive, après la mort de Rémi Fraisse, un jeune manifestant sur les lieux, dans la nuit de samedi à dimanche dernier.

Carcenac en appelle à l'Etat

"Ce qui s'est passé est effroyable et ne doit jamais recommencer", a dit Thierry Carcenac. Le président du Conseil général du Tarn a appelé à "mettre en oeuvre les préconisations des experts mandatés par le ministère de l'Ecologie".

Ces ingénieurs recommandent de poursuivre le projet mais de réduire le volume d'eau destiné à l'irrigation afin d'en minimiser l'impact environnemental. Faisant référence à ces recommandations, Thierry Carcenac a "demandé à l'État de les étudier et d'en assumer toutes les conséquences", appelant "solennellement à l'apaisement, à la modération et au respect des Tarnaises et Tarnais qui vivent sur le site et à proximité".

Le sujet sera de nouveau évoqué mardi, à Paris cette fois, à l'occasion d'une réunion au ministère de l'Ecologie, avec Ségolène Royal.

A. K. avec AFP