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Barbara Pompili réfute le terme d'"ensauvagement" utilisé par Gérald Darmanin

Barbara Pompili

Barbara Pompili - Bertrand Guay

Le ministre de l'Intérieur a de nombreux détracteurs dans l'opposition et la société civile. Mais ce lundi, sur Europe 1, c'est la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili qui a remis en cause sa sémantique.

Les derniers faits-divers qui ont glacé l'Hexagone, depuis le meurtre d'un conducteur de bus à Bayonne jusqu'au passage à tabac d'un maître-nageur dans un parc aquatique de Fréjus, ont conduit le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à reprendre vendredi l'expression, populaire parmi les intellectuels de droite, d'"ensauvagement de la société". Ce lundi matin, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a réfuté la pertinence de ce concept.

"Je parle en général"

Invitée d'Europe 1, elle a ainsi contré: "Je pense qu’aujourd’hui on est un gouvernement au service de tous les Français et qu’on doit rassembler tous les Français. C’est le principal. Monter les Français les uns contre les autres peut toujours être un risque." Tandis que le journaliste la relançait afin de s'assurer qu'elle s'adressait bien en filigrane à Gérald Darmanin.

"Je parle en général", a-t-elle esquivé.

L'inimitié est ancienne entre les deux responsables politiques. En juillet 2015, ils s'étaient déjà opposés sur fond d'élections régionales, comme l'a rappelé ici le Huffington Post. "Les Khmers verts au pouvoir: on a bien vu, on n'en veut plus", avait osé le maire de Tourcoing. Son interlocutrice lui avait rétorqué: "Je place le débat au niveau où il devrait être: quelles politiques pour être utiles aux citoyens? Vous faites du caniveau". Quelques mois plus tard, alors que Gérald Darmanin avait affirmé que la SNCF donnait des billets de train gratuits aux migrants afin qu'ils puissent circuler dans le pays, l'écologiste avait rendu sa sentence sur Twitter: "Quand la surenchère politicienne mène à l'abject".

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV