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Aquilino Morelle démissionne, ses anciens amis le lâchent

Aquilino Morelle en 2012.

Aquilino Morelle en 2012. - -

VIDEOS - Soupçonné de conflit d'intérêts, Aquilino Morelle, conseiller politique à l'Elysée, a été contraint vendredi de démissionner. Une réactivité saluée à gauche alors que l'opposition fustige une entorse à la "république exemplaire" prônée par François Hollande.

Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, a été contraint vendredi de démissionner au lendemain des accusations de Mediapart de conflit d'intérêts avec des laboratoires pharmaceutiques.

Aquilino Morelle a pris "la seule décision qui convienne", a réagi François Hollande vendredi après-midi.

> Une démission qui soulage la gauche

Le porte-parole du Parti socialiste Olivier Faure a aussitôt salué sur BFMTV la réactivité du président de la République. François Hollande "n'a pas traîné", ni "hésité" pour se séparer de ce conseiller. Il estime que le principe de "république exemplaire" prônée par le Président n'a pas été touché.

"La démission de l'impétrant a été immédiate et c'est tant mieux", a ensuite jugé Thierry Mandon sur BFMTV. "Ce qu'on a appris de son comportement à l'Elysée ne correspond absolument pas à l'éthique et à la rigueur que ceux qui servent l'Etat doivent avoir", a martelé le député socialiste.

"La République exemplaire est une réalité. Ça change de l'ère Sarkozy", a tweeté le secrétaire national du PS à l'Europe, Philip Corder, qui appelait dès jeudi soir à la démission.

A. Morelle a démissionné. La République exemplaire est une réalité. Ça change de l'ère Sarkozy. #tweetprecedent
— Philip Cordery (@PhilipCordery) 18 Avril 2014

"Heureusement qu'il a pris cette décision rapidement", a renchéri François De Rugy à la démission d'Aquilino Morelle. "Il y a déjà eu l'affaire Cahuzac qui nous a pourri l'ambiance générale il y a un an", a poursuivi le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale sur BFMTV.

"Si ce qui se dit est vérifié, je ne vois pas comment il peut rester", a prévenu vendredi matin Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste.

> La droite tient sa revanche

Roger Karoutchi, le sénateur UMP, a rappelé de son côté "la leçon de morale du président en 2012 et 2013 sur la république irréprochable", alors qu'il existe "des cas individuels qui ne sont pas exemplaires" de part et d'autre. "Mais le côté hypermoraliste de Hollande a pris un sacré coup", estime-t-il sur BFMTV.

"La république exemplaire de François Hollande n'était qu'une supercherie! Les chaussures de luxe étaient cirées à l'Elysee!", a réagi vendredi midi Eric Ciotti sur Twitter.

La république exemplaire de M. Hollande n'était qu'une supercherie ! Les chaussures de luxe étaient cirées à L'Elysee !
— Eric Ciotti (@ECiotti) 18 Avril 2014

> Le FN fait des jeux de mots sur Twitter

"La chaussure, talon d'Achille du socialisme de gouvernement!", s'est amusé Louis Aliot, vice-président du FN.

La chaussure talon d'Achille du socialisme de gouvernement !
— Louis Aliot (@louis_aliot) 18 Avril 2014

Autre vice-président du FN, Florian Filippot a saisi l'occasion pour fustiger la "pratique du pouvoir" à l'heure de François Hollande.

Cahuzac, Désir,Voynet, Morelle : du clan Sarkozy au clan Hollande la pratique du pouvoir malheureusement ne change pas #RépubliqueExemplaire
— Florian Philippot (@f_philippot) 18 Avril 2014
Karine Lambin