BFMTV

Alexis Corbière dément toute approche d'Eric Drouet par la France insoumise

Le député FI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, lors d'une session de questions au gouvernement le 16 janvier 2018 à l'Assemblée nationale.

Le député FI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, lors d'une session de questions au gouvernement le 16 janvier 2018 à l'Assemblée nationale. - Eric Feferberg - AFP

La France insoumise a-t-elle tenté de coopter le gilet jaune Eric Drouet en vue des européennes, comme celui-ci l'a laissé entendre? Non, a répondu ce jeudi sur France Inter le député insoumis Alexis Corbière. Ce dernier a expliqué qu'il s'agissait d'un malentendu issu d'une blague.

D'un côté, ce mercredi, à l'antenne des Grandes Gueules de RMC, Eric Drouet, figure des gilets jaunes, assurait avoir été approché par le Rassemblement national comme par la France insoumise: "Ça a été fait, j'ai été plusieurs fois approché mais j'ai toujours refusé. Jean-Luc Mélenchon, le Front national, il y a eu de tout. Mais à chaque fois je dis toujours non".

De l'autre, Alexis Corbière, député insoumis élu en Seine-Saint-Denis, réfute toute tentative de la part de son mouvement. Reprenant les termes de son intervieweur sur France Inter, ce jeudi matin, il a posé: "Je vais faire une mise au point, je ne le drague pas". "Ce qu'a dit Eric Drouet manque de précision. Nous ne lui avons jamais proposé qu'il soit sur une liste France insoumise", a-t-il poursuivi. 

Ressemblance physique 

Certes, il leur arrive de converser de façon "assez réduite" sur les réseaux sociaux, mais il ne s'agit pas de discuter candidatures et prébendes, a repris le parlementaire: "L'essentiel de nos échanges est que, par exemple, lorsque Christophe Castaner veut saisir la justice pour que des poursuites aient lieu contre lui, je lui manifeste mon soutien et il me répond". 

Quelques instants plus tard, Alexis Corbière a salué la volonté d'indépendance des gilets jaunes et d'Eric Drouet: "Il a bien raison de dire qu'il veut garder les 'gilets jaunes' dans la pluralité et qu'il n'est pas là pour se faire débaucher par des forces politiques".

Le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon a expliqué que leurs échanges, effectués sur "la messagerie d'un célèbre réseau social", ont débuté lorsque certains de ses proches ont remarqué la ressemblance physique qui les unissait: "Beaucoup de gens s'en sont amusé, et c'est moi qui lui ait envoyé un message après l'avoir croisé sur un plateau télé".

Robin Verner