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Accusations d'islamophobie à Sciences Po Grenoble: Blanquer dénonce "des logiques de délation publique"

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, le 9 décembre 2020 à Paris

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, le 9 décembre 2020 à Paris - CHARLES PLATIAU © 2019 AFP

En déplacement dans le XIIIe arrondissement de Paris ce lundi, le ministre de l'Education nationale a exprimé son soutien à l'égard des deux professeurs accusés d'islamophobie.

"Nous devons être solidaires". Lors de sa visite dans le collège Rodin du XIIIe arrondissement de Paris ce lundi, dans le cadre de la Journée pour les droits des femmes, le ministre de l'Education nationale a réagi aux accusations d'islamophobie visant deux enseignants de l'Institut d'études politiques de Grenoble.

Le ministre de l'Education nationale a exprimé "son soutien" à l'égard des deux professeurs et a appelé à "se battre contre les logiques de stigmatisation et de délation publique".

Jeudi, des affiches anonymes ont été collées dans l'enceinte de Sciences Po à Grenoble qualifiant deux enseignants de l'institut de "fascistes". "Des fascistes dans nos amphis. L'islamophobie tue", pouvait-on lire.

A la suite du signalement de la direction, une enquête pour "injure publique" et "dégradation" a été ouverte par le parquet de Grenoble. Dimanche, Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, a dénoncé des "tentatives de pression et d'intimidation" qui feront l'objet d'une enquête de l'inspection générale de l'éducation.

Anne Saurat-Dubois, avec Mélanie Rostagnat