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Accusation de viols: Damien Abad "conteste avec la plus grande force" les faits

Le fraîchement nommé ministre des Solidarités est accusé de viols par deux femmes, selon des révélations de "Mediapart". L'ancien LR assure n'avoir jamais "exercé quelque forme de contrainte que ce soit sur aucune femme".

Le nouveau ministre des Solidarités Damien Abad "conteste avec la plus grande force" les "accusations de violences sexuelles" contre lui, dans un communiqué publié ce dimanche, après la parution samedi soir d'un article de Mediapart relatant que deux femmes l'accusent de viols.

"Je conteste avec la plus grande force ces accusations de violences sexuelles. Je conteste avoir exercé quelque forme de contrainte que ce soit sur aucune femme. Je conteste enfin tout abus de pouvoir lié aux fonctions que j’ai occupées", a-t-il assuré.

"Ces accusations relatent des actes ou des gestes qui me sont tout simplement impossibles à raison de mon handicap", s'est défendu le ministre, qui souffre d'arthrogrypose, une condition qui "limite (ses) mouvements et (ses) gestes du quotidien".

Deux femmes accusent Damien Abad de viols en 2010 et 2011. Un signalement a été adressé sur ces faits à LaREM et LR par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique, a appris BFMTV, confirmant une information révélée samedi Mediapart. Il est en cours d'analyse.

Une première plainte avait été déposée pour des faits de viol et classée sans suite le 6 avril 2012 et une deuxième plainte a ensuite été déposée par la même plaignante pour les mêmes faits. Elle a également été classée sans suite le 5 décembre 2017, après une enquête préliminaire, faute d'infraction suffisamment caractérisée, a appris BFMTV de source judiciaire.

Borne "pas au courant"

La Première ministre Elisabeth Borne a réagi ce dimanche à ces accusations, assurant quelle "n'étai(t) pas au courant" de ces signalements, lors d'un déplacement dans le Calvados dans le cadre de la campagne pour les législatives.

Ferme sur le sujet, elle a promis qu'il n'y aura "aucune impunité pour que les femmes qui peuvent être victimes d'agression, de harcèlement puissent libérer leur parole".

Ancien président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Damien Abad a choisi de se mettre en congé de son parti, avant d'être nommé au gouvernement vendredi comme ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées.

Juliette Desmonceaux