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À Matignon, une "mobilisation nationale et territoriale" pour répondre aux promesses de Macron

Edouard Philippe, premier ministre.

Edouard Philippe, premier ministre. - Alain Jocard - AFP

Edouard Philippe reçoit ce lundi syndicats, associations écologistes et sociales, élus et membres du gouvernement pour mettre en oeuvre les annonces du président de la République.

Après les annonces, les actes. Ce lundi, Edouard Philippe reçoit les partenaires sociaux, les associations d'élus, les acteurs associatifs et les ministres afin de lancer "la mobilisation nationale pour l'emploi et les transitions écologique et numérique". Une réunion pour concrétiser les promesses faites par Emmanuel Macron le 25 avril dernier afin de répondre à la crise sociale de ces derniers mois.

Six ministres présents

D'après un communiqué de Matignon, neuf membres du gouvernement seront autour d'Edouard Philippe, dont six ministres: Bruno le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, François de Rugy, en charge de la Transition écologique et solidaire, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Elisabeth Borne, chargée des Transports, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et Julien Denormandie, chargé de la Ville et du Logement.

Deux réunions sont organisées. Durant la première à 9h30, ces ministres recevront huit à neuf associations d'élus, parmi lesquelles l'association des maires de France (AMF), dirigée par François Baroin, celle des maires ruraux (AMRF) ou France Urbaine. 

Cinq thèmes transpartisans

À partir de 11h30, ils seront rejoints par des dizaines d'acteurs sociaux et associatifs, les syndicats et associations patronales, des associations écologistes, d'actions sociales, les Chambres des métiers et de l'artisanat et la CAF.

Cinq sujets transpartisans ont été présélectionnés par Matignon: l'apprentissage afin de voir comment aider financièrement les apprentis, les emplois non pourvus, pour améliorer la relation entre Pôle Emploi et les entreprises, les freins à la reprise d’emploi (transport, garde d'enfants...), l'accompagnement des territoires avec la problématique de la relance de l'industrie et enfin l'écologie du quotidien, avec par exemple le bio dans les cantines scolaires.

La CGT absente ?

L'idée est de rassembler un maximum de personnes autour de la table et d'identifier les chantiers prioritaires. Le but politique est également de montrer aux corps intermédiaires que le gouvernement les écoute. Un objectif loin d'être atteint. Dimanche soir sur notre plateau, Philippe Martinez annonçait ne pas encore avoir tranché sur sa venue, ou non, à ce sommet social:

"Nous consultons nos organisations. (...) J'ai voulu avoir des précisions: pour qui est autour de la table, je n'en sais rien", avant d'ajouter: "L'invitation est arrivée tardivement."

À la suite de cette journée, des réunions régionales seront organisées avant un point d'étape avec tous les acteurs concernés fin juin. L'agenda des solutions sera définitivement fixé en septembre. C'est donc un été chargé qui s'annonce pour l'exécutif.
Esther Paolini