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À Dijon, Hollande appelle à "l'unité du pays"

François Hollande prononce un discours à Dijon, le 26 octobre 2014.

François Hollande prononce un discours à Dijon, le 26 octobre 2014. - Philippe Desmazes - AFP

VIDEO - "Ma tâche, mon rôle, mon devoir, c'est de réunir, de faire comprendre que nous sommes tous ensemble", a lancé le président de la République à Dijon ce dimanche, sur fond de divisions au PS.

François Hollande s'est posé dimanche à Dijon (Côte-d'Or) en rassembleur face aux divisions de la gauche affirmant que "ce que doit rechercher un président de la République, c'est l'unité du pays, alors que nous sommes dans un moment où tout est fragmenté".

"C'est toujours un combat difficile l'unité, pas simplement dans les groupes politiques ou dans les partis", a affirmé le chef de l'Etat devant le 25 congrès de la Fédération Léo Lagrande, faisant allusions aux déchirements dans sa majorité.

"Tout est fragmenté, tout est divisé"

"Ce que doit rechercher un président de la République, a-t-il affirmé, c'est l'unité du pays, alors que nous sommes dans un moment où tout est fragmenté, tout est divisé, tout est séparé, tout est exacerbé". "Donc ma tâche, mon rôle, mon devoir, c'est de réunir, de faire comprendre que nous sommes tous ensemble, que nous avons besoin de destin commun, de bien commun, de lien commun et de sens commun pour vivre ensemble. C'est ça, le message de la République", a-t-il poursuivi.

Dans un discours de près d'une heure, brassant tous les sujets mais sans annonce particulière, le chef de l'Etat s'est en pris à "ceux qui pensent que la France doit être forcément tourmentée et nostalgique, qui pensent que c'était mieux avant" et se référant à "un âge d'or" passé.

"Le débat public a pris ces dernières années, peut-être même ces derniers mois, un tour nouveau", a-t-il déploré à propos de ces discours défaitistes. "Il ne faut pas imaginer que nous allons faire la France de demain à l'image de celle d'hier", a préconisé François Hollande appelant à "construire l'avenir" avec un "esprit de conquête de liberté".

Pas de commentaire sur les chiffres du chômage

Sur le front du chômage, le chef d'Etat a assuré que le gouvernement accueillerait "dans un sens favorable" les propositions en faveur de l'emploi des jeunes, notamment venant des députés socialistes.

"Tout ce qui ira vers l'emploi, et vers l'emploi des jeunes, sera accueilli par le gouvernement dans un sens favorable", a déclaré le président de la République.Evoquant les demandes en ce sens du goupe socialiste à l'Assemblée nationale, il a rappelé que 150.000 emplois d'avenir avaient déjà été créés pour les jeunes, "les moins qualifiés", "les plus éloignés du marché du travail".

Interrogé ensuite par la presse sur le record du chômage en septembre -le nombre de demandeurs d'emplois a atteint le mois dernier 3,41 millions- qualifié d'"échec" par son ministre du Travail François Rebsamen, François Hollande s'est en revanche refusé à tout commentaire.

"Ni grand soir" fiscal, "ni petit matin"

François Hollande a aussi évoqué la question de la réforme fiscale. Le président de la République a écarté un "grand soir" ou "petit matin" fiscal, mais a plaidé en faveur d'"une réforme fiscale continue".

Accompagné des ministres du Travail et de la Ville, François Rebsamen et Patrick Kanner, François Hollande était à Dijon pour clôturer le 25e congrès de la Fédération Léo Lagrange, un mouvement d'éducation populaire et de jeunesse regroupant quelque 400 associations.

Créée en 1950 à l'initiative de Pierre Mauroy et reconnue d'utilité publique, la Fédération Léo Lagrange a pour objectif de développer "le temps libre au service du progrès social". Elle fédère 50.000 adhérents, comptant près de 2.500 salariés, et est partenaire des collectivités locales dans leurs politiques sociales, éducatives, culturelles et d'insertion.

V.R. avec AFP