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Violences policières: Akhenaton réclame des sanctions "aussi élevées que pour les autres citoyens"

Le rappeur marseillais Akhenaton a évoqué ce jeudi sur BFMTV les violences policières et réitéré son soutien à la famille d'Adama Traoré.

En plein débat sur les violences policières, Akhenaton prend la parole sur BFMTV. Le membre emblématique du groupe IAM a appelé ce jeudi sur à des sanctions pour les membres des forces de l'ordre coupables de propos racistes ou de violences. Il a notamment évoqué le cas des quatre mineurs interpellés fin mai à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui affirment avoir été victimes d'insultes à caractère raciste et homophobe de la part des policiers.

"A un moment donné, il faut faire la distinction dans chaque catégorie de la population, il y a des bonnes personnes et des mauvaises personnes, a-t-il afforùé. En ce qui concerne les mauvais policiers, ceux qui sont pris en flagrant délit d'insultes racistes, ceux où il est prouvé qu'ils ont tabassé des gens pour rien, ou gardé, comme ça s'est passé dans le Val-de-Marne récemment, des gamins de 14 ans en garde à vue pendant 24 heures sans prévenir les parents, il faut des sanctions."

"Et les sanctions appliquées à la police doivent être aussi élevées que pour les autres citoyens, sinon plus lourdes", a-t-il poursuivi. "Parce qu'ils ont des responsabilités, ils ont un insigne, ils ont des armes. Ils doivent avoir des responsabilités qui sont à la hauteur de leur fonction."

"Il faut absolument une justice pour Adama Traoré"

Il est également revenu sur le cas emblématique d'Adama Traoré, mort en 2016 à la suite de son interpellation par les forces de l'ordre, et dont il a expliqué soutenir la famille "depuis le début".

"Il faut absolument une justice pour Adama Traoré", a-t-il réclamé. "Il faut une justice indépendante, il faut une vraie enquête. Et il faut aussi, on en a besoin en France, plutôt que ce soit la police des polices qui fassent des enquêtes sur les policiers, avoir comme en Angleterre un organisme indépendant sur les policiers."
Magali Rangin