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Villeurbanne: blessés et témoins sous le choc au lendemain de l'attaque

L'attaque au couteau de Villeurbanne samedi a fait un mort, un jeune homme de 19 ans, et huit blessés, dont trois qui se trouvaient dans un état grave. Des témoins de l'agression, sous le choc, reçoivent également un soutien psychologique.

Samedi après-midi, un homme, actuellement en garde à vue, a attaqué à l'arme blanche neuf personnes au niveau de la station de bus Laurent-Bonnevay, à Villeurbanne. Les victimes sont âgées de 19 à 76 ans. Des témoignages recueillis par BFMTV ont rapporté des blessures au ventre, d'autres aux visages, parfois impressionnantes.

L'un des blessés, un jeune homme âgé de 19 ans, est mort des suites de ses blessures, peu après l'attaque. Les huit autres blessés ont été transférés dans deux hôpitaux lyonnais: l'hôpital Lyon Sud et l'hôpital Edouard Herriot. Trois étaient dans un état grave, mais leur pronostic vital n'est plus engagé ce dimanche après-midi.

"Il me disait: 'je vais partir, je vais partir, je vais partir'"

Sofiane, un témoin de la scène de l'attaque, a déclaré sur BFMTV avoir vu l'agresseur asséner "un premier coup de couteau, puis un deuxième", au jeune homme de 19 ans, mort par la suite.

Le témoin a ensuite tenté de venir en aide au blessé: "Il me disait: 'je vais partir, je vais partir, je vais partir' (...) je lui ai demandé son identité, je sais qu'il m'a dit '19 ans', et qu'il était originaire du 73 [département de la Savoie, ndlr]". Ce sont les seules informations qu'il aurait données.

La victime décédée est un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, a confirmé le procureur de la République de Lyon dimanche, lors d'une conférence de presse. D'après les informations du quotidien régional Le Progrès, "il attendait un bus à la station 'Laurent-Bonnevay', pour se rendre au festival Woodstower, à Miribel-Jonage", lorsqu'il a été agressé.

Contacté par le journal local samedi soir, le festival de musique n'avait "aucune information de la police concernant l’identité du jeune homme". L'organisation de l'événement a posté un message sur les réseaux sociaux: "nous nous associons et partageons la tristesse des familles et des proches des victimes. Cette soirée s'annonçait belle mais nous avons festoyé le cœur lourd".

Le pronostic vital des blessés non engagé

Parmi les huit blessés dans l'attaque, trois étaient dans un état grave samedi soir. Le procureur de la République de Lyon a assuré dimanche que seules "deux des trois victimes sont toujours hospitalisées mais leur pronostic vital n'est pas engagé". Les six autres blessés ont pu rejoindre leur domicile.

Mais "certaines d'entre elles présentent de fortes manifestations de stress psychologique post-traumatique". Elles font l'objet d'une prise en charge spécialisée.

Le choc psychologique pour les victimes et les témoins

La violence de la scène a en effet été rapportée par plusieurs témoins. "Il a réussi à toucher, à ouvrir le ventre d'une personne. Il a mis un coup de couteau dans la tête à un mec, il a ouvert l'oreille à une dame sur l'arrêt du bus", a témoigné une jeune fille au débardeur taché de sang, en sanglots, juste après l'attaque.

Après avoir été témoin de cette agression, une quarantaine de personnes ont également été prises en charge dès hier par une cellule d'urgence médico-psychologique. Onze d'entre elles ont déposé plainte pour les troubles psychologiques liés à l'attaque dont elles ont été les témoins.

Un centre d'accueil des familles a été ouvert à la mairie de Lyon VIIIème. Un numéro vert a été mis en place par la préfecture: le 08.00.97.01.69.

Salomé Vincendon