BFMTV

Versailles: un adepte de la survie arrêté dans un bus avec un arsenal factice

Un fusil d'assaut de type Airsoft, un jeu utilisant des répliques d'armes à feu, qui propulsent des billes en plastique.

Un fusil d'assaut de type Airsoft, un jeu utilisant des répliques d'armes à feu, qui propulsent des billes en plastique. - AFP

Un trentenaire, adepte de tir de survie dans la nature, a été arrêté dimanche alors qu'il voyageait tranquillement dans un bus avec un fusil d'assaut de type Airsoft (factice) dépassant de son sac à dos. C'est un voyageur qui a donné l'alerte.

Les esprits s'échauffent après l'attaque ratée du Thalys vendredi. Un trentenaire a été interpellé vendredi soir à Versailles, dans les Yvelines, en possession d'un arsenal légal dédié à ses hobbies, le tir et la survie dans la nature, a-t-on appris dimanche de source policière.

Dans le bus qui le ramène vers Versailles, l'homme âgé de 34 ans, voyageant tranquillement un fusil dépassant de son sac à dos, est repéré par un voyageur. Devant la police, il déballe son sac: à l'intérieur, un couteau de survie, une petite hache, une matraque télescopique, de vraies munitions... et un fusil de type Airsoft (à billes), réplique d'un fusil d'assaut. Chez lui à Versailles, les policiers mettent également la main sur un fusil d'assaut américain et deux pistolets.

"Tout est en règle"

L'arsenal a beau être impressionnant, "tout est en règle", explique une source policière. Le collectionneur, en possession de toutes les autorisations nécessaires, est inscrit dans plusieurs stands de tir. Aux enquêteurs, il a également expliqué qu'il était un adepte du "bushcraft", l'art de vivre et de survivre dans la nature par tous les moyens.

Qu'importe, après l'attaque du train Thalys à Arras, "cela suffit a créer une confusion dans l'esprit du public", a estimé une source policière. "Un manque de clairvoyance", qui vaudra au trentenaire, inconnu des autorités, d'être jugé en février 2016 devant le tribunal correctionnel de Versailles pour "transport non autorisé d'armes".

C. P. avec AFP