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Une enquête ouverte après la dégradation d'un stand LGBT en Vendée

Un manifestant porte un autocollant où l'on peut lire "L'homophobie tue", le 3 novembre 2018 à Rouen. (Photo d'illustration)

Un manifestant porte un autocollant où l'on peut lire "L'homophobie tue", le 3 novembre 2018 à Rouen. (Photo d'illustration) - Charly Triballeau - AFP

Un groupe de jeunes hommes a commis des dégradations ce samedi après-midi sur un stand LGBT installé à La Roche-sur-Yon, en Vendée. Des slogans homophobes ont été chantés, des grilles renversés et des ballons éclatés au milieu des exposants.

Le parquet de La Roche-sur-Yon a ouvert une enquête après des dégradations commises ce samedi à l'encontre d'un stand LGBT en Vendée par un groupe de jeunes hommes criant "homo-folie, ça suffit!", a-t-il confirmé dimanche à l'AFP.

"Le #parquet de #LaRocheSurYon ouvre une enquête sur ces faits pour en déterminer la nature juridique puis en identifier le ou les auteurs et décider de la réponse judiciaire la plus adaptée", a écrit dimanche le procureur sur Twitter.

Des grilles renversées, des ballons éclatés et des slogans homophobes

Les faits se sont déroulés samedi après-midi sur la place Napoléon de La Roche-sur-Yon où un stand du centre LGBT de Vendée avait été installé à l'occasion d'une "journée de lutte contre l'homophobie et la transphobie".

"Un groupe d'une vingtaine de jeunes extrémistes de la Manif pour tous, a traversé violemment notre village en scandant 'Homo-folie ça suffit' en arrachant drapeaux et ballons et en renversant des grilles d'exposition. Lors de ce passage, ils ont également bousculé des membres des associations partenaires présentes", écrit le centre LGBT sur sa page Facebook, en annonçant son intention de porter plainte et appelant aux témoignages.

La Manif pour tous assure n'avoir "rien à voir" avec la dégradation

Contacté par l'AFP, le parquet a confirmé l'ouverture d'une enquête sans plus de précision. Dans plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on voit de jeunes hommes, dont certains portent un drapeau ou un sweat à l'effigie de La Manif pour tous, commettre diverses dégradations sur ce stand avant d'être repoussés par les organisateurs.

La section vendéenne de La Manif pour tous a affirmé dans un communiqué n'avoir "rien à voir avec la provocation d'un petit groupe d'adolescents (...) qui ont utilisé abusivement les logos de (leur) mouvement". 

"N'en étant pas responsable, elle tient pour autant à marquer sa désapprobation avec des méthodes, des messages et un esprit qui ne sont pas les siennes", poursuit La Manif pour tous 85, qui en profite pour rappeler son "opposition au projet de PMA sans pères". 
Liv Audigane avec AFP