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Un homme tué à La Courneuve, les élus s'alarment

UN JEUNE HOMME TUÉ À LA COURNEUVE

UN JEUNE HOMME TUÉ À LA COURNEUVE - -

Un jeune homme grièvement blessé lors d'une fusillade ce lundi à La Courneuve, près de Paris, a succombé dans la nuit à ses blessures...

Un jeune homme grièvement blessé lors d'une fusillade lundi à La Courneuve, près de Paris, a succombé dans la nuit à ses blessures, a-t-on appris auprès de la préfecture.

"Sur fond de trafic de drogue..."

Selon le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, l'affrontement s'est déroulé "sur fond de trafic de drogue" dans un département où les élus dénoncent une recrudescence de la violence entre bandes rivales.
Le jeune homme de 19 ans avait reçu une balle en plein coeur lors de la fusillade qui s'est déroulée dans la "Cité des 4.000". Dimanche soir, une femme avait été touchée par une balle perdue lors d'une autre fusillade dans la même cité. Ses jours ne sont pas en danger.

"Des gens qui n’ont pas grand-chose dans la tête"

« Peiné » et « en colère », le maire de La Courneuve, Gilles Poux a réagi à ce nouveau drame : « je trouve ça révoltant que pour ses propres intérêts mercantiles de trafic, on n’hésite pas à tuer, et donc à jeter l’opprobre sur toute une ville et ses habitants. Ça continue à nourrir les images qu’on connaît de La Courneuve. Je trouve que c’est des gens qui n’ont pas grand-chose dans la tête, voilà ! »

"Que l'Etat nous donne enfin les moyens nécessaires !"

"On sentait depuis plusieurs jours la tension monter", a dit à Reuters Stéphane Troussel, conseiller général socialiste de Seine-Saint-Denis. "A un quart d'heure du coeur de Paris où l'appareil d'Etat concentre tous ses moyens, les trafiquants font régner leur loi et les armes circulent librement", a-t-il ajouté. Pour l'élu, "il est temps que cessent les coups de menton et les gesticulations médiatiques et que l'Etat dote enfin la Seine-Saint-Denis des moyens nécessaires de police et de justice pour lutter contre cette violence".

Le Premier ministre François Fillon doit installer mardi après-midi le Conseil national des villes. Avant son discours, 44 maires ont signé dans le Journal du Dimanche une "lettre à ceux qui ignorent les banlieues". "Faudra-t-il de nouvelles émeutes pour que les pouvoirs publics s'intéressent à nos villes", s'interrogent les édiles qui évoquent des "problèmes d'enclavement, de chômage, d'échec scolaire" et qui dénoncent une "pénurie de services publics".

Laure Bretton, édité par Gérard Bon