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Tuerie de Chevaline : "c’était comme un film"

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Le cycliste britannique qui, le premier, a découvert la tuerie de Chevaline se souvient de "beaucoup de sang" et du "moteur du véhicule qui tournait encore".

Il s’appelle Brett Martin et, jusqu’à présent, il n’avait pas envie d’en parler. Le cycliste britannique qui a découvert la tuerie de Chevaline, dans les Alpes a finalement témoigné jeudi matin devant les caméras de la BBC. Un témoignage précieux pour les enquêteurs.

"Ça ressemblait à une scène de la série 'Les Experts', a-t-il expliqué. Il y avait beaucoup de sang et des têtes trouées par des impacts de balle."

"Comme un accident de voiture"

Parti en début d’après-midi pour une excursion à vélo, cet ancien de la Royal Air Force âgé de 53 ans a d’abord pensé à un accident de voiture. "C’est le genre de choses sur lesquelles vous ne pensez jamais tomber de votre vie", a-t-il poursuivi.

Ce qu’il a d’abord vu, c’est "le vélo couché par terre". Il s'agit de Sylvain Mollier, le cycliste français victime du drame. Brett Martin se souvient l'avoir vu pédaler devant lui un peu plus tôt, et pense sur le coup qu’il "s’est arrêté pour se reposer".

Puis il voit une enfant titubant sur la route. "Au début, j’ai cru qu’elle jouait, qu’elle s’amusait à tomber comme le font les enfants." En s’approchant, il remarque ses blessures. "A ce moment-là, ça ressemblait à un terrible accident de voiture." C’est Zainab, 7 ans, la fille du couple al-Hilli gisant dans la BMW dont "le moteur tournait toujours".

Un 4x4 et une moto

Premier réflexe : il coupe le moteur de la voiture, éloigne l’enfant et lui prodigue les premiers soins. Mais son téléphone ne passe pas. Il rebrousse donc chemin pour prévenir les secours et croise un randonneur français, qui appelle les pompiers.

De cette journée où trois membres d'une même famille ont péri, Brett Martin se souvient également d’avoir croisé dans sa montée "un véhicule 4x4 et une moto". L'enquête se poursuit actuellement au Royaume-Uni où s'est rendu le procureur d'Annecy Eric Maillaud, en charge du dossier, pour visiter la résidence de la famille al-Hilli.

M.T. et AFP