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Terrorisme: 101 personnes arrêtées depuis janvier, annonce Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 7 janvier 2016, à Paris.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 7 janvier 2016, à Paris. - Florian David - AFP

Depuis le début de l'année, 101 personnes "en lien direct avec le terrorisme" ont été arrêtées, a déclaré la ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans une interview parue vendredi.

Six mois après les attentats qui ont frappé la France, Bernard Cazeneuve fait le bilan. Depuis le début de l'année, 101 personnes "en lien direct avec le terrorisme" ont été arrêtées, a déclaré la ministre de l'Intérieur dans une interview à paraître dans les quotidiens du groupe Ebra vendredi.

"Nous faisons tout pour protéger les Français, mais la menace est toujours très élevée", a déclaré le ministre, rappelant que 15 projets d'attentats ont été déjoués depuis 2013.

"Au niveau européen, en grande partie grâce à l'impulsion de la France, les choses avancent", a dit Bernard Cazeneuve: "outre l'étroit travail de coordination policière et judiciaire franco-belge qui a permis les récentes arrestations, le Parlement européen a enfin adopté le PNR ("Passenger Name Record", registre des données des passagers aériens, NDLR) qui permettra de mieux détecter les mouvements des djihadistes".

33 millions de personnes contrôlées

Par ailleurs, les contrôles renforcés aux frontières se poursuivent et "depuis six mois, 33 millions de personnes ont été contrôlées dans les deux sens sur l'ensemble de nos frontières, et 17.500 individus n'ont pas été admis sur le sol français", a-t-il ajouté
Au sujet des événements organisés en France, comme l'Euro-2016 (10 juin-10 juillet), "nous les entourons d'une mobilisation exceptionnelle pour assurer le plus haut niveau de sécurité possible. C'est une des raisons pour lesquelles nous prolongeons l'état d'urgence jusqu'au 26 juillet, c'est-à-dire après la fin de l'Euro de football et du Tour de France", a justifié Bernard Cazeneuve.

Lundi, le Premier ministre Manuel Valls a présenté un plan renforcé de lutte contre le jihadisme, qui met en particulier l'accent sur la prise en charge des personnes "radicalisées" avec la création dans chaque région française d'un "centre de réinsertion". Le premier ouvrira cet été en Indre-et-Loire, avec des jeunes volontaires.

V.R. avec AFP