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Sète: enquête ouverte après la mort d'une fillette à cause d'une injection d'adrénaline administrée par erreur

Un écusson de la police nationale (image d'illustration).

Un écusson de la police nationale (image d'illustration). - AFP

Prise en charge pour une gastro-entérite à l'hôpital Saint-Clair de Sète, une jeune fille de 11 ans est décédée peu après avoir reçu par erreur une injection d'adrénaline.

Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête pour homicide involontaire après la mort d'une fillette des suites d'une injection par erreur d'adrénaline, a appris BFMTV ce mercredi soir de sources judiciaires. 

La jeune fille, âgée de 11 ans, avait été prise en charge à l'hôpital Saint-Clair à Sète dans la nuit de dimanche à lundi pour des douleurs au ventre selon Le Midi Libre qui a pu interroger la mère de l'enfant.

"On lui a fait une première injection de Spasfon pour la soulager et puis, un deuxième infirmier est rentré dans la salle où elle se trouvait. Il y avait un chariot devant la porte, il y a pris une ampoule et lui a fait une deuxième injection", explique-t-elle.

Une deuxième injection administrée par erreur et qui contenait 5mg d'adrénaline selon la maman qui s'appuie sur un document émanant de l'hôpital.

L'enfant ne présentait aucun problème de santé particulier

La mère raconte alors avoir vu l'état de santé de sa fille s'aggraver subitement, celle-ci se mettant à trembler et à vomir du sang avant de faire un arrêt cardiaque. L'enfant est alors transférée "dans un état désespéré" au CHU de Montpellier, qui n'a pu la sauver.

"Je veux savoir ce qui s'est passé. Elle n'avait aucun problème de santé. On a coupé les ailes d'un papillon en plein vol", a déclaré au journal la maman. 

L'hôpital de Sète, interrogé sur une quelconque erreur médicale présumée par Le Midi Libre, ne souhaite pour l'instant faire aucun commentaire. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale de l'Hérault.

Sarah-Lou Cohen avec Hugues Garnier