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Sept ans de prison pour 200 kg d'héroïne et de cocaïne importés des Pays-Bas

Saisie de cocaïne (illustration)

Saisie de cocaïne (illustration) - jody amiet / AFP

Un enquête de plus d'un an a permis de démanteler un vaste trafic de drogue entre les Pays-Bas et la France.

Deux Néerlandais poursuivis pour avoir importé au moins 200 kg d'héroïne et de cocaïne, dans le cadre d'un trafic international entre les Pays-Bas et la France, ont été condamnés à sept ans de prison à Rennes, a annoncé ce jeudi une source judiciaire.

Les membres présumés de ce réseau de trafiquants, poursuivis pour "importation, acquisition, détention, transport, offre ou cession de stupéfiants et contrebande de marchandises prohibés", ont comparu devant la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) rennaise lundi et mardi, indique un communiqué du procureur de la République de Rennes Philippe Astruc.

Une première saisie en janvier 2017

Après une saisie douanière de 4,4 kg d'héroïne et environ 800 g de cocaïne en janvier 2017 dans un véhicule en provenance des Pays-Bas se rendant à Nantes, conduit par un Néerlandais, "une enquête au long cours a permis l'identification et le démantèlement de cette organisation", qui a procédé à "l'importation en France sur l'ensemble du territoire national d'une quantité estimée a minima à 200 kg d'héroïne et de cocaïne".

"La mise en place de nombreuses écoutes téléphoniques, de surveillances physiques", avaient amené les enquêteurs à identifier des déplacements de protagonistes au contact du commanditaire néerlandais. En avril 2017, un nouveau convoi à destination de la région nantaise était intercepté avec 1,1 kg de cocaïne et 1,8 kg d'héroïne, donnant lieu à des interpellations.

"Des individus nantais étaient identifiés comme destinataires des produits, les perquisitions menées dans des domiciles et box amenant la saisie de 3 kg d'héroïne, de MDMA (principe actif de l'ecstasy NDLR) et de matériel de conditionnement", précise le communiqué.

Une enquête en coopération avec les autorités néerlandaises

"Le commanditaire du réseau, basé à Rotterdam aux Pays-Bas, d'où il gérait le trafic à partir de plusieurs appartements, faisait lui aussi l'objet d'interceptions téléphoniques, permettant de déterminer que le trafic se poursuivait, malgré les interpellations", indique le communiqué. Il a été interpellé en janvier 2018, alors qu'il participait à l'un de ces convois.

Les enquêteurs français avaient sollicité la coopération des autorités néerlandaises, permettant des perquisitions dans "un laboratoire de stupéfiants à Rotterdam, géré par un second commanditaire". Les deux organisateurs néerlandais du réseau ont été condamnés chacun à sept ans d'emprisonnement. Des peines entre deux et cinq ans ont été prononcées à l'encontre des autres prévenus, sans autre détail.

Mélanie Rostagnat avec AFP