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Rennes: elle voulait assassiner son mari par tous les moyens

Le procès en appel de Murielle Floury se déroule à la cour d'assises de Rennes, jusqu'à ce vendredi.

Le procès en appel de Murielle Floury se déroule à la cour d'assises de Rennes, jusqu'à ce vendredi. - AFP

Depuis mardi, Murielle Floury est jugée en appel devant la cour d'assises de Rennes pour avoir tenté d'assassiner plusieurs fois son époux, qui a miraculeusement survécu.

Un acharnement à toute épreuve. Entre 2011 et 2012, Lionel Floury, marié à Murielle, a été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat, rapporte Le Parisien. Depuis mardi et jusqu'à ce vendredi se tient le procès en appel de son épouse, à la cour d'assises de Rennes, déjà condamnée à 20 ans de prison en 2014. Cette fois-ci, l'ex petit-ami de sa fille et son ancien amant comparaissent aussi: ils sont accusés d'avoir été ses complices. 

Tout commence le 23 septembre 2011 dans la nuit, à Glénac, dans le Morbihan. Lionel Floury reçoit un appel de sa femme, en rade dans la campagne à cause d'une crevaison. L'homme s'y rend, examine la roue. A ce moment précis, il est frappé à coups de barre de fer, poignardé à sept reprises. Lors du procès, il raconte: "C'était de la sauvagerie. On m'a frappé à la carotide, à l'oeil, au poumon, au foie. On aurait dit que j'avais un singe sur le dos", rapporte 20 Minutes.

"J'étais un mort-vivant"

Celui qui l'a laissé pour mort n'est autre que le petit ami de sa fille, rémunéré plus de 50.000 euros par Murielle Floury en personne. L'homme a quitté la scène du crime, aidé par l'amant de cette dernière. La victime, elle, ne se doute de rien. "A mon retour à la maison, madame était attentionnée. Je la voyais peu mais je lui faisais confiance", explique-t-il. 

Cinq mois après cette violente agression, l'état général de Lionel Floury se dégrade. Il confie: "Je ne savais plus ce que je faisais, je perdais tous mes moyens. Je mangeais avec les mains. (...) J'étais devenu un mort-vivant", relate 20 Minutes. Et pour cause, sa femme lui fait ingurgiter des antidépresseurs à son insu. Jusqu'à ce qu'il s'endorme au volant, et percute la glissière de sécurité. Là encore, il survit. Des analyses de sang révèlent un taux de benzodiazépine 16 fois supérieur à la normale. "Je ne pensais pas que ces médicaments auraient un tel effet. Moi-même j'en prenais beaucoup plus", justifie Murielle Floury. 

Le motif qui a conduit cette dernière à vouloir, coûte que coûte, éliminer son mari? Certainement l'argent. En cas de décès de son mari, celle-ci devait toucher entre un et deux millions d'euros. "Je ne l'ai pas fait pour l'argent", se défend l'accusée. Le verdict doit être rendu ce vendredi. 

Alexandra Milhat