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Radicalisation en prison: un dispositif "expérimental" répond Urvoas

Les quartiers réservés aux détenus radicalisés comportent des dysfonctionnements d'après un rapport (photo d'illustration)

Les quartiers réservés aux détenus radicalisés comportent des dysfonctionnements d'après un rapport (photo d'illustration) - Pascal Pavani - AFP

Les unités dédiées qui regroupent les détenus radicalisés dans les maisons d'arrêt ont été l'objet de critiques, dans un rapport publié ce mercredi. La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, y pointe plusieurs dysfonctionnements

Le ministre de l'Intérieur a répondu, en rappelant que "ce dispositif, très récemment mis en oeuvre, demeure expérimental tant que l'évaluation de sa cohérence, de son opérationnalité et de sa pertinence n'aura pas été conduite". Jean-Jacques Urvoas se garde "d'ériger tout jugement définitif" sur ces unités. 

Le ministère rappelle que le 1er juin dernier, le garde des Sceaux avait affirmé lors de l'audition par la Commission d'enquête relatives aux moyens mis en oeuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme : 

"La question des effets bénéfiques du regroupement de ces détenus doit encore être posée (...) D’une manière générale, le ministère se doit de réfléchir à une doctrine unifiée de l’évaluation et de la prise en charge des individus radicalisés".

Ce type de quartier, testé depuis octobre 2014 à la prison de Fresnes puis étendu dans trois autres maisons d'arrêt doit être généralisé à 27 autres lieux de privation de libertés d'ici la fin de l'année. 

la rédaction avec AFP