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Permanence LaREM "saccagée" à Perpignan: pas d'interpellation mais une enquête en cours

La permanence saccagée

La permanence saccagée - RAYMOND ROIG / AFP

La permanence du député LaREM Romain Grau à Perpignan a été "saccagée" ce dimanche. Le parquet a annoncé qu'une enquête était en cours, soulignant toutefois qu'aucune interpellation n'avait eu lieu.

Une enquête est en cours après le "saccage" ce week-end par des "gilets jaunes" de la permanence du député LaREM Romain Grau à Perpignan, a indiqué ce lundi le parquet, soulignant toutefois qu'aucune interpellation n'avait eu lieu.

Vitres brisées et tentative d'incendie

Samedi, des manifestants, dont certains cagoulés, avaient brisé toutes les vitres du local où se trouvait alors Romain Grau, et tenté d'y mettre le feu. La préfecture des Pyrénées-Orientales avait dans un premier temps fait état d'une interpellation dans le cadre de cette affaire.

"L'enquête est confiée au SRPJ de Montpellier (...), et la qualification principalement retenue est celle de dégradations volontaires par moyen dangereux pour les personnes", a indiqué dans un courriel le procureur de la République Jean-Jacques Fagni. "Il n'y a aucune interpellation pour l'heure", a-t-il ajouté.

La manifestation des "gilets jaunes" à Perpignan a rassemblé samedi "un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes", selon la préfecture. Comme de nombreux responsables politiques, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a exprimé samedi son soutien à Romain Grau, assurant sur Twitter que tout était "mis en oeuvre pour identifier les lâches auteurs de ces faits inexcusables". 

Et ce lundi, la porte-parole de LaREM Aurore Bergé a dénoncé sur BFMTV-RMC un "climat malsain et nauséabond" après la multiplication des attaques contre des permanences de députés de son mouvement.

Ces derniers jours, au moins sept permanences de députés LaREM ayant voté en faveur de la ratification controversée au sein même de la majorité du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta) ont été dégradées.

Alexandra Jaegy avec AFP