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Paris: une enquête ouverte après qu'une femme enceinte a perdu son enfant lors d'une garde à vue

L'homme s'en est pris aux militaires de l'opération Sentinelle lors d'une fausse alerte à la bombe à la gare Lyon-Part-Dieu.

L'homme s'en est pris aux militaires de l'opération Sentinelle lors d'une fausse alerte à la bombe à la gare Lyon-Part-Dieu. - Wikimedia

Une femme enceinte a perdu son enfant, mardi, pendant sa garde à vue dans un commissariat du 12e arrondissement, selon la préfecture de police de Paris. Une enquête a été ouverte par l'IGPN, et la femme a porté plainte.

Une femme enceinte a perdu son enfant, mardi, lors d'une garde à vue au commissariat du 12e arrondissement de Paris, selon la préfecture de police de Paris à BFMTV. Elle avait été arrêtée après un "différend de voie publique suivi de violences". 

Interpellée, elle a refusé d'être placée en garde à vue. Les policiers sont intervenus pour la maîtriser et sont parvenus, avec force, à lui faire gagner sa cellule. Elle a ensuite ressenti des douleurs au ventre et a indiqué être enceinte de deux mois. Un médecin l'a alors auscultée et a décidé de l'hospitaliser. Durant son hospitalisation, elle a alors fait une fausse couche et perdu son enfant.

Elle a déposé plainte, mercredi, à sa sortie de garde à vue, et accuse l'un des policiers de violence. Un gardien de la paix lui aurait porté des coups au niveau de son ventre.

Un fonctionnaire de police suspendu

Un fonctionnaire de police du 12e arrondissement a été suspendu ce jeudi à titre conservatoire, mais la préfecture de police de Paris a indiqué que "pour l’heure, aucun lien de causalité n’a pu être établi entre la perte du fœtus et une éventuelle faute des policiers". Selon nos informations, les images de vidéo-surveillance dédouaneraient les policiers présents. 

Une enquête a été ouverte du chef de violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion, et sur personne en état de grossesse. Elle a été confiée à l'inspection générale de la police nationale, selon une source du parquet de Paris. 

Raphaël Maillochon avec Clément Boutin