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Oise: par erreur, la mairie fait détruire une tombe familiale

Un cimetière - Image d'illustration

Un cimetière - Image d'illustration - Jeff Pachoud - AFP

La municipalité, consciente de son erreur, devrait prendre à sa charge les travaux de restauration de la sépulture.

"Il n’y avait plus rien, juste de la terre et du sable." Alors qu'il venait, en ce vendredi de décembre, se recueillir sur la sépulture de son frère au cimetière de Fleurines dans l'Oise, Jean-Yves Bara se rend vite compte que la tombe a tout bonnement disparue. Très vite, ce dernier va apprendre que lui et sa famille se trouvent en fait au cœur d'un improbable imbroglio administratif. 

Depuis quelques semaines, une société spécialisée dans la restauration de tombes laissées à l'abandon, où bien dont la concession funéraire a expiré, a en effet pris contact avec plusieurs municipalités dont celle de Fleurines, souligne Le Parisien. Là, on leur assure que le tombeau de la famille Bara répond aux critères de restauration. 

Enterré au mauvais endroit

Cette mésentente, c'est Philippe Falkenau, le maire de la commune, qui l'explique en personne. Pour lui, au moment de l'inhumation en 2005, "la famille a acheté la concession 258."

Pourtant, sans que la raison ne soit établie, "il a été enterré par les pompes funèbres dans le carré voisin, portant le numéro 257 qui, pour nous, était vide. Nous aurions pu nous en apercevoir avant, mais comme il n’y avait pas de nom sur la tombe cela a encore plus prêté à confusion" affirme-t-il au quotidien francilien.

La famille remontée contre la mairie

L'élu l'assure, la municipalité assumera son erreur et remboursera intégralement la remise en état de la sépulture. D'autant plus que du côté de l'entreprise responsable des travaux, on nie toute responsabilité: "nous avons fait valider les concessions qui devaient être reprises. Personne ne nous a signalé un problème."

Tragiquement, une telle situation laisse un important traumatisme chez la famille, qui a porté plainte pour préjudice moral. Prévenu par son oncle, Julien, le fils du défunt est encore sous le choc de la disparition de la dépouille de son père. "C’est comme si on avait profané sa tombe. Nous allons devoir l’enterrer à nouveau, c’est une épreuve supplémentaire" assure-t-il, toujours au Parisien

"Nous avons rendez-vous avec le maire ce samedi mais nous n’avons reçu de sa part ni excuses, ni explications. Personne n’a essayé de nous joindre. Pour nous, la municipalité n’a pas pris ses responsabilités dans cette affaire" conclut quant à elle sa mère. 
Hugo Septier