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Nouvelles manifestations dans la nuit en Syrie, deux morts

Manifestation à Amude, après la prière du vendredi. Les forces gouvernementales ont encore tué au moins deux manifestants dans la nuit de vendredi à samedi en Syrie alors que des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois défilé à travers le

Manifestation à Amude, après la prière du vendredi. Les forces gouvernementales ont encore tué au moins deux manifestants dans la nuit de vendredi à samedi en Syrie alors que des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois défilé à travers le - -

par Khaled Yacoub Oweis AMMAN (Reuters) - Les forces gouvernementales ont encore tué au moins deux manifestants dans la nuit de vendredi à samedi en...

par Khaled Yacoub Oweis

AMMAN (Reuters) - Les forces gouvernementales ont encore tué au moins deux manifestants dans la nuit de vendredi à samedi en Syrie alors que des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois défilé à travers le pays pour réclamer la chute du régime de Bachar al Assad, ont rapporté des opposants et des habitants.

Ces deux manifestants sont morts dans les villes de Koussaïr et de Lattaquié lorsque les forces syriennes ont ouvert le feu à balles réelles pour disperser la foule qui se rassemblait à la sortie des mosquées après les prières de l'Al Kadr (la Nuit du Destin), au cours de laquelle, selon les musulmans, Mahomet aurait reçu le Coran.

Ces deux morts s'ajoutent aux huit autres signalés pour la journée de vendredi par les opposants.

Selon les Nations unies, le bilan de la répression engagée par le régime contre le mouvement de contestation né en mars est de 2.200 morts.

Lattaquié, ville de la côte méditerranéenne, est assiégée par des chars et des véhicules blindés depuis deux semaines.

A Idlib, ville du nord-ouest de la Syrie, des manifestants apparaissant sur une vidéo diffusée sur YouTube ont scandé: "La mort plutôt que l'humiliation."

Ils brandissaient le drapeau vert et blanc de la république au pouvoir en Syrie jusqu'au coup d'Etat du parti Baas en 1963.

"Le peuple veut l'exécution du président", a-t-on entendu au cours d'une autre manifestation à Hadjar al Assouad, un faubourg de Damas où vivent des réfugiés du plateau du Golan occupé par Israël.

PAS DE VOTE EN VUE À L'ONU

Des rassemblements similaires ont été signalés dans d'autres faubourgs de Damas, notamment Douma et Kadam, dans des quartiers à l'intérieur même de la capitale, à Homs, dans l'antique cité de Palmyre, à Hama, dans le plateau méridional du Hauran et dans la province orientale d'Hassakeh.

Selon un habitant de Daïr az Zour, dans l'Est, les forces de sécurité ont ouvert le feu plus tôt dans la journée pour disperser des dizaines de manifestants et en ont tué deux.

Six autres personnes sont mortes vendredi à travers le pays, dont une à Naoua, ville située sur le plateau du Hauran, où un manifestant a été tué lorsque les forces loyalistes ont tiré sur des groupes qui sortaient d'une mosquée, ont déclaré habitants et militants.

La France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Portugal ont soumis au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution imposant des sanctions à Bachar al Assad et à certains de ses proches. Ces pays souhaitent organiser un vote rapidement mais, selon des diplomates occidentaux, la Russie et la Chine refusent même pour l'instant d'examiner le texte.

La Russie est l'un des principaux fournisseurs d'armes de la Syrie.

Bertrand Boucey pour le service français