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Nouvel An: quelques incidents, mais "globalement calme", selon l'entourage de Darmanin

Contrôle de police à Toulouse, le 24 octobre 2020

Contrôle de police à Toulouse, le 24 octobre 2020 - Fred SCHEIBER © 2019 AFP

Des incidents ont notamment eu lieu à Bordeaux, Calais et dans quelques villes de la petite couronne parisienne.

La nuit du Nouvel An, sous couvre-feu pour cause d'épidémie de Covid-19, a été "globalement calme" malgré quelques incidents et la mort d'un jeune homme décapité par un feu d'artifice en Alsace, a indiqué ce vendredi l'entourage du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Pas d'exception pour les fêtards de la Saint-Sylvestre, quelque 100.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés dans le pays pour faire strictement respecter l'interdiction de sortie et de déplacement imposée, sauf exceptions, entre 20h00 et 6h00 pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Sur l'ensemble du territoire, "la nuit, s'est, au vue des premières remontées, très bien passée", a ajouté l'entourage du ministre. A Paris et en petite couronne, "globalement" la nuit a également été "calme", a-t-on précisé de même source. Un bilan consolidé des incidents doit être communiqué en fin de journée.

Ce réveillon "à la maison" a cependant été endeuillé par la mort d'un homme de 25 ans dans le village de Boofzheim (Bas-Rhin), à une quarantaine de kilomètres au sud de Strasbourg, "la tête arrachée" par un mortier d'artifice , selon la préfecture.

L'entourage du ministre a par ailleurs déploré de "nombreuses" prises à partie des forces de l'ordre, notamment avec des tirs de mortiers d'artifices.

Des incidents à Bordeaux, Calais

A Bordeaux, des incidents ont éclaté dans le quartier des Aubiers, avec un bureau de poste brûlé, plusieurs arrêts de bus détruits ainsi qu'un bungalow appartenant à la société de transports publics de l'agglomération, ont indiqué des sources policières.

Des échauffourées ont aussi eu lieu à Calais, dans le quartier Beau Marais, avec des tirs de mortiers d'artifices contre les forces de l'ordre qui ont fait usage de lacrymogènes, selon une source policière.

Des tirs de mortiers d'artifice visant notamment des véhicules de police ont également été constatés dans plusieurs villes de la petite couronne parisienne, notamment à Limeil-Brévannes et Arcueil dans le Val-de-Marne, à Nanterre (Hauts-de-Seine), ou à Villemomble et Noisy-le-grand en Seine-Saint-Denis.

Des voitures ont été incendiées dans différents quartiers de Strasbourg, mais en nombre bien moins important que lors du réveillon de l'an passé au cours duquel des policiers et des pompiers avaient violemment été pris à partie. Selon une source syndicale policière, une soixantaine de voitures a été brûlée.

Des fêtes clandestines

La mobilisation des forces de l'ordre n'a pas empêché, ainsi que le redoutaient les autorités, la tenue de fêtes clandestines. Ainsi à Lieuron (Ille-et-Vilaine), où quelque 2500 personnes, selon la préfecture, participaient encore vendredi matin à un rassemblement interdit.

D'autres célébrations clandestines ont été recensées à travers le pays, comme à Marseille, où 300 personnes ont été dispersées par les forces de l'ordre, selon des sources policières, et Réding (Moselle), où une rave-party a rassemblé 150 personnes sur un ancien site militaire.

En Ile-de-France, une dizaine de fêtes "sauvages" au total ont été recensées, selon des sources policières. En Seine-et-Marne, près de 120 personnes étaient ainsi en cours de verbalisation pour avoir célébré l'entrée dans l'année 2021 dans un hangar désaffecté de la zone industrielle de Chelles. Quatre personnes, dont le vigile et le DJ de la soirée, y ont été entendues en audition libre dans le cadre d'une enquête ouverte pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "travail dissimulé".

Cy.C avec AFP