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Nancy: un récidiviste tente de violer une jeune femme quelques jours après sa sortie de prison

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Fred Tanneau-AFP

Il avait été condamné en 2011 pour avoir violé une jeune femme et essayé d'en violer une autre. Il y a quelques jours, alors qu'il avait pu sortir de prison le 8 janvier dernier, cet homme a de nouveau tenté d'agresser sexuellement une femme et a été interpellé, rapporte L'Est Républicain.

Il y a quelques jours à Nancy, peu avant 8h, un homme hèle une jeune femme d'une vingtaine d'années qui passe sous sa fenêtre. Depuis son appartement, il lui dit qu'il est policier et qu'il a besoin d'un témoin. Pour appuyer sa déclaration, il lui montre ce qui semble être une carte tricolore.

Dès que sa victime entre dans son logement, le faux policier tombe le masque: il cherche à violer la jeune femme sous la menace d'un couteau, rapporte ce mercredi L'Est Républicain, qui a retracé le parcours de l'agresseur. Grâce à ses cris, la jeune femme échappe à son emprise. Et, bien que l'homme qui a voulu la violer tente de l'en dissuader, elle porte plainte.

Un récidiviste

Le suspect est alors interpellé et placé en garde à vue. Une information judiciaire est ouverte pour "tentatives de viols". Le pluriel s'explique par la déposition d'une des voisines de l'agresseur présumé, enregistrée le 23 janvier par les policiers. Elle assure que l'individu a essayé de l'entraîner chez lui par la force. Celui-ci a par ailleurs été hospitalisé à l'issue de sa garde à vue, faute d'avoir pris un de ses traitements - il aurait refusé de le faire - et sera présenté au magistrat instruisant le dossier, quand son état physique le permettra.

Or, cet homme de 50 ans, précise L'Est Républicain, est un récidiviste. Il a déjà été condamné en 2011 à 15 ans de réclusion pour viol et tentative de viol pour des faits remontant à février et mai 2009, du côté de Strasbourg. Il avait pu sortir de prison le 8 janvier dernier, en vertu d'un placement extérieur probatoire à une liberté conditionnelle.

Si ce régime pose des conditions strictes à celui qui était encore officiellement écroué, comme son autorisation de sortie comprise entre 9h et 13h par exemple et son hébergement dans un appartement de coordination thérapeutique, le parquet avait tout de même émis un avis défavorable à ce placement extérieur, a fait savoir le procureur de la République de Nancy, François Pérain. 

Il était passé à l'acte en 2009

Sa première condamnation, il la devait à deux agressions commises sur deux étudiantes de 18 et 19 ans qu'il avait recrutées en 2009 pour du baby-sitting sur un site de petites annonces. Il avait alors prétendu avoir un enfant de cinq ans. Il avait ainsi profité d'un rendez-vous fixé avec l'une des jeunes femmes pour se mettre d'accord sur la tâche qu'il attendait de sa baby-sitter, pour lui proposer une relation sexuelle.

Essuyant le refus de son interlocutrice, il l'avait ensuite frappée, attachée et violée. Après quoi, il ne l'avait laissée partir qu'après l'avoir forcée à écrire une lettre dans laquelle elle feignait le consentement. La victime avait aussitôt porté plainte, conduisant à l'interpellation du violeur. Malgré ses dénégations, le lien avait été fait durant la procédure avec une autre jeune fille qui avait elle aussi été victime d'une tentative de viol, à laquelle elle avait réussi à se soustraire. 

Robin Verner