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"Mur des cons": Taubira a saisi le Conseil supérieur de la magistrature

La garde des Sceaux Christiane Taubira a saisi le Conseil supérieur de la magistrature dans l'affaire du "mur des cons" du Syndicat de la magistrature

La garde des Sceaux Christiane Taubira a saisi le Conseil supérieur de la magistrature dans l'affaire du "mur des cons" du Syndicat de la magistrature - -

En saisissant le CSM, la ministre de la Justice ouvre la voie à des poursuites disciplinaires contre les magistrats du Syndicat de la magistrature.

Une enquête disciplinaire va être engagée au sujet du "mur des cons" du Syndicat de la magistrature. La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé jeudi au Sénat avoir saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dans cette affaire.

Le CSM, instance de nomination et de sanction des magistrats, devra apprécier s'il y a eu "manquement à la déontologie" de la part du SM, qui avait exposé dans son local syndical des dizaines de photos de personnalités regroupées sous le titre "mur des cons".

Tollé à droite

Cette saisine ouvre la voie à des poursuites disciplinaires contre les magistrats du Syndicat de la magistrature (SM), après le tollé provoqué par ce mur dans la classe politique, notamment à droite qui compte le plus de représentants de ce mur des célébrités un peu particulier. Plusieurs personnalités avaient ainsi annoncé leur volonté de déposer plainte contre le SM, invoquant notamment le devoir de réserve des magistrats et accusant le Syndicat de la magistrature de partialité.

Mercredi, le chef de file des députés UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, avait écrit à François Hollande pour demander justement la saisine du CSM.

"Faire que notre magistrature retrouve sa noblesse"

"C'est un acte insupportable, stupide et malsain", a assuré jeudi Christiane Taubira, en réponde au sénateur UMP Antoine Lefèvre qui lui reprochait d'avoir minimisé l'initiative du SM, classé à gauche.

"Ce qui est important, c'est que notre magistrature retrouve sa noblesse et que nous puissions la débarrasser du soupçon qui pèse sur son impartialité", a-t-elle encore soutenu au Sénat.