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Mulhouse, Tours, Le Havre... Un réseau de proxénétisme roumain démantelé en France

Un véhicule de police.

Un véhicule de police. - AFP

Un réseau de proxénétisme qui s'était implanté sur une large partie du nord de la France a été démantelé ces derniers jours. 15 personnes ont été interpellées, elles ont été mises en examen.

En trois ans, c'est un réseau qui avait pris une grande ampleur. Ces derniers jours, les autorités ont démantelé un vaste réseau de proxénétisme qui s'était implanté dans plusieurs département du nord de la France, a appris BFMTV de sources concordantes. Neuf hommes, tous Roumains, ont été mis en examen. Huit ont été écroués, le neuvième a été placé sous contrôle judiciaire.

Une enquête a été ouverte il y a plus d'un an à la suite d'un signalement reçu par la police faisant état d'un va et vient suspect dans un appartement loué dans la périphérie de Strasbourg. A partir de différentes surveillances, la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Strasbourg a pu identifier différents proxénètes actifs dans la région. 

Des jeunes femmes maltraitées

Une enquête menée dans l'est de la France mais aussi à l'ouest du pays. Depuis plusieurs mois, la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Normandie s'intéresse elle aussi à ce réseau. Car la filière a grossi, son implantation s'est élargie et le nombre de proxénètes s'est multiplié. Le réseau s'est en effet implanté à Besançon, Mulhouse mais aussi au Mans, à Tour ou encore au Havre. "Bien organisés", confirme une source proche du dossier, ils pouvaient tirer de leur activité un bénéfice de 150.000 euros par mois.

Originaires de Roumanie, ces hommes louaient des appartements à la semaine ou des hôtels dans les périphéries de plusieurs villes. Ils prostituaient des jeunes femmes, des jeunes majeures, toutes originaires de la même région au nord-est de Bucarest, en Roumanie. Les policiers de la DIPJ de Strasbourg, de la JIRS de Normandie et de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) ont identifié entre 40 et 50 victimes, la plupart du temps maltraitées par les proxénètes. Certaines ont été retrouvées et entendues.

Justine Chevalier