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Mort de Prescillia: la famille à la recherche de témoignages pour retrouver l'agresseur

L'enquête sur la mort de Prescillia progresse mais de nombreuses questions restent encore sans réponse. Plus d'un mois après les faits, sa famille implore les éventuels témoins de se tourner vers la gendarmerie afin de faire avancer les investigations et de retrouver son agresseur.

Le mystère perdure autour de la mort de Prescillia. Le 7 juillet, le corps de la jeune fille, qui venait d'avoir 18 ans et souffrait d'un déficit intellectuel et d'un handicap moteur léger, avait été découvert à moitié dénudé et frappé de cinq coup de couteau dans le cimetière d'Estagel, un village près de Perpignan.

Plus d’un mois après la découverte du corps, la famille continue de se battre pour que la lumière soit faite sur cet événement tragique. Dans le village viticole, l’appel à témoins lancé la semaine dernière par la gendarmerie est placardé partout. L’espoir pour la famille d’obtenir enfin des réponses.

"S’il y a des vidéos, des photos qui ont été prises… Des gens qui ont entendu Prescillia parler… Il faut qu’ils préviennent la gendarmerie car on ne connaît toujours pas l’agresseur et je ne voudrais pas que ça arrive à quelqu’un d’autre du village", implore au micro de BFMTV Sophie Gonzales, la mère de la jeune fille.

De nombreuses questions sans réponse

Un mois après le meurtre de Prescillia, la famille ressasse les mêmes questions: pourquoi l’adolescente est-elle passée par le cimetière après la soirée où elle se trouvait? A-t-elle suivi quelqu’un qu’elle connaissait ou a-t-elle fait une mauvaise rencontre?

"Il y a eu une dispute avec un couple, retrace Elisabeth Kluj, sa tante. Cette dispute a été très virulente. La serveuse a même dit qu’elle n’avait jamais vu une adolescente dans cet état-là. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais c’est possible que ce soit à la suite de cette dispute [qu’elle a disparu]. N’hésitez pas à aller à la gendarmerie pour faire un portrait-robot, à parler… Je pense que d’autres personnes ont dû l’entendre cette dispute", remarque Elisabeth Kluj.

Un profil ADN retrouvé

Dans ce village de 2000 habitants, l’émotion est toujours vive. Certains villageois ont déposé des fleurs devant la maison de la jeune fille. Un soutien qui compte beaucoup pour les proches de la victime.

"Ça me touche énormément. Je ne pensais pas que Prescillia était autant aimée", souffle sa mère tandis que sa tante remercie "les gens qui nous témoignent de la sympathie".

L'enquête ouverte pour "homicide volontaire avec arme commis sur une personne vulnérable" a été confiée aux gendarmes de la section de recherches de Montpellier, de la Brigade de recherche de Rivesaltes et du groupement des Pyrénées-Orientales. Et elle progresse. Un profil ADN masculin a été extrait du corps de la jeune fille qui présente des traces d'agressions sexuelles. Les comparaisons d’ADN n’ont cependant pas encore permis d’identifier un suspect.

Ambre Lepoivre