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Meurtre d'Alexandre Junca: tout est bien parti d'un vol de portable

Des enquêteurs fouillent des gravats en bordure du Gave dans le cadre de l'enquête sur la disparition de d'Alexandre Junca, le 20 octobre 2011 à Pau.

Des enquêteurs fouillent des gravats en bordure du Gave dans le cadre de l'enquête sur la disparition de d'Alexandre Junca, le 20 octobre 2011 à Pau. - -

D'après le scénario qui se dessine à l'issue d'une confrontation, un homme aurait tenté de voler le téléphone d'Alexandre Junca, puis un second lui aurait porté des coups de marteau.

Une confrontation organisée mercredi entre le principal suspect du meurtre du jeune Alexandre Junca à Pau, en 2011, et un nouveau mis en examen aurait confirmé que l'adolescent de 13 ans avait été initialement agressé pour son portable avant d'être frappé par l'auteur principal, selon l'avocate de ce mis en cause.

"Mon client a expliqué qu'il avait interpellé Alexandre pour lui arracher son portable. Il dit avoir (ensuite) vu Mickaël Baehrel (le principal suspect ndlr) lui porter un coup de marteau", a déclaré jeudi Me Emmanuelle Legrand, avocate de Christophe Camy.

Ce dernier, mis en examen le 5 juin et écroué pour "assassinat assorti d'actes de torture et barbarie" et "séquestration en bande organisée d'un mineur de moins de 15 ans", aurait donc tenté d'arracher le portable du jeune. C'est alors que serait apparu un peu par hasard Mickaël Baehrel, marginal de 28 ans qui avait admis avoir asséné des coups de marteau au jeune Alexandre Junca.

5 mis en examen

"Baehrel a tendance à dire que Camy ne ment pas", a-t-elle ajouté en confirmant des informations du journal Sud Ouest. Le collégien avait disparu dans la soirée du 4 juin 2011, près de chez son père à Pau. Son corps démembré avait été retrouvé en plusieurs étapes en juin et octobre 2011, dans différents endroits de la ville.

Selon Mickaël Baehrel, Christophe Camy aurait lui aussi frappé le jeune, ce que ce dernier a nié, affirmant encore mercredi qu'il avait pris la fuite. "La question que mon client se pose aujourd'hui est de savoir s'il aurait pu sauver Alexandre, s'il était resté", a déclaré l'avocate. L'homme a cependant été incapable d'expliquer pourquoi il était resté silencieux sur le crime pendant trois ans.

"C'est compliqué dans sa tête", a-t-elle ajouté en précisant qu'à l'époque de l'assassinat il était hospitalisé en psychiatrie et avait eu une permission de sortie pour son anniversaire. Outre Mickaël Baehrel, Claude Ducos et Christophe Camy, Fatima Ennajah, 48 ans, ex-compagne du principal suspect, et Mike Bonnet, un marginal de 30 ans sont également mis en examen. Une reconstitution du crime doit intervenir vers la fin du mois.

A. D. avec AFP