BFMTV

Marseille: un collège des quartiers nord à l'arrêt après l'agression d'une enseignante

Image d'illustration du collège Rosa Parks situé à Marseille, le 18 décembre 2014

Image d'illustration du collège Rosa Parks situé à Marseille, le 18 décembre 2014 - BERTRAND LANGLOIS / AFP

Une journée "morte" a eu lieu ce mardi, suite à l'agression d'une enseignante par une élève de cinquième.

Les professeurs du collège Rosa-Parks, dans les quartiers nord de Marseille, ont exercé leur droit de retrait mardi après l'agression d'une enseignante par une élève de cinquième, a-t-on appris de sources concordantes.

Lundi, une élève de cinquième avait insulté et frappé sa professeur car elle refusait de lui donner son téléphone portable comme le prévoit le règlement intérieur, a relaté à l'AFP Julien Huard, documentaliste et représentant du syndicat CNT au collège.

7 jours d'interruption totale de travail

"La gamine n'a pas accepté et l'a rouée de coups" L'enseignante s'est vue prescrire 7 jours d'interruption totale de travail (ITT), a-t-il précisé. "Il s'agit d'une agression violente, avec des coups et des insultes", a précisé un porte-parole de l'Académie d'Aix-Marseille, qui a précisé que l'Éducation nationale avait envoyé mardi des "équipes mobiles de sécurité" pour "accompagner les équipes et écouter les besoins".

De leur côté, les enseignants de cet établissement ont décidé d'une "journée morte" mardi, et exercé leur droit individuel de retrait, estimant que leur sécurité n'était pas garantie.

Trois agressions depuis la rentrée de janvier

Le collège, installé dans un bâtiment moderne, "n'était pas particulièrement atteint par les violences physiques, mais cette année scolaire est compliquée", explique Julien Huard, qui a compté trois agressions de professeurs depuis la rentrée de janvier.

Un "climat de plus en plus pourri" que les professeurs attribuent également au manque de moyens, et notamment aux non-remplacement des profs, à la réduction de la présence des AVS, chargés d'épaulés les élèves handicapés, et des "médiateurs de rue" devant le collège.

S.Z avec AFP