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Manifestations: "Les violences sur le terrain sont toujours aussi importantes", déplore un policier

Loïc Travers, secrétaire national adjoint Île-de-France du syndicat Alliance Police.

Loïc Travers, secrétaire national adjoint Île-de-France du syndicat Alliance Police. - BFMTV

Après une journée de manifestations tendues, 11 membres des forces de l'ordre ont été blessés. Les policiers disent leur ras-le-bol.

La journée de mardi a été marquée par des manifestations tendues. Dans plusieurs villes de France, des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre. Au total, 46 personnes ont été placées en garde à vue, 87 ont été interpellées.

Si le préfet s'est félicité sur BFMTV d'une journée de manifestations "bien gérée", 11 policiers ont toutefois été blessés, dont un gravement par un jet de projectile, a précisé Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, dans un communiqué. "Au total, plus de 350 membres des forces de l'ordre ont été blessés depuis le début du mouvement", explique sur BFMTV Loïc Travers, secrétaire national adjoint Ile-de-France du syndical Alliance Police. "Les violences sur le terrain sont toujours aussi importantes", déplore-t-il. 

Les casseurs, "une minorité difficile à contrôler"

Sur le terrain, les forces de l'ordre doivent notamment affronter les casseurs. "Une minorité", reconnaît Loïc Travers, "mais une minorité difficile à contenir parce que ces personnes sont très expérimentées sur le terrain. Ce sont des lycéesn, des syndicalistes, des zadistes, des anarchistes… C'est un mélange de personnes très compliqué à maîtriser sur le terrain".

Mardi, 53 personnes ont été interdites de manifester dans toute la France. Mais à Paris, neuf interdictions sur dix ont été levées par le tribunal administratif. "Une fin de non-recevoir", pour le policier.

Les services d'ordre des syndicats ont eux aussi du mal à faire face parfois. Mardi, certains membres des services d'ordre ont été vus casqués, et très équipés pour prévenir d'éventuelles attaques. Trop, c'est trop? Face à ce ras-le-bol, les policiers s'apprêtent à manifester mercredi contre la "haine anti-flics". 

A. K.