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Manifestations et risque terroriste: le dispositif de sécurité exceptionnel reconduit samedi à Paris 

Le dispositif de sécurité reconduit samedi à Paris

Le dispositif de sécurité reconduit samedi à Paris - Eric FEFERBERG / AFP

Après plusieurs weekends de violences en marge des manifestations des gilets jaunes dans la capitale et dans un contexte marqué par l'attaque de Strasbourg, la Préfecture de police reconduira le même dispositif de sécurité que la semaine passée ce samedi.

Après l'attaque de Strasbourg et l'établissement du plan Vigipirate au niveau "urgence attentat", les autorités s'attendent à devoir sécuriser une nouvelle manifestation des gilets jaunes ce samedi alors qu'un appel à la mobilisation à Paris a été lancé sur les réseaux sociaux. 

Dans ce contexte, la Préfecture de police de Paris adoptera un dispositif de sécurité similaire à celui du week-end dernier pour assurer la sécurité de l'événement. Autrement dit, la mise en place du plan "urgence attentat" ne va provoquer que très peu de changements dans la capitale. 

Ainsi, les forces de l'ordre ne bénéficieront d'aucun renfort. Il faut dire que le dispositif de sécurité était déjà à son niveau maximum lors de la manifestation du 8 décembre, la Préfecture soulignant la nécessité de respecter les roulements et repos. 

Une stratégie identique 

Néanmoins, les CRS pourront une nouvelle fois compter sur les renforts du week-end dernier, à savoir la police-secours, la BAC (Brigade anti-criminalité), la CSI (Compagnie de sécurisation et d'intervention) ou encore la sûreté territoriale de Paris.

La stratégie adoptée sera également la même que celle utilisée la semaine dernière avec des policiers et gendarmes plus mobiles et un accent mis sur l'anticipation pour les interpellations. Pour rappel, 8000 hommes avaient été mobilisés samedi dernier et 1082 personnes avaient été interpellées. 

Après plusieurs weekends de violence dans la capitale mais aussi dans le contexte de l'attaque de Strasbourg de mardi soir, cinq maires d'arrondissements de la capitale ont toutefois demandé ce mercredi au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, d'interdire toute manifestation à Paris jusqu'au 31 décembre, pointant un "risque manifeste de troubles à l'ordre public" ce samedi. 

Raphaël Maillochon avec Dah Magassa et Paul Louis