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Lyon: la mère de Marin, tabassé en 2016, "soulagée" après le maintien en détention de son agresseur

La cour d'appel de Lyon a rejeté ce mercredi la demande de libération anticipée de l'agresseur du jeune homme.

L'inquiétude a laissé place à la joie. Pour Marin et sa mère, Audrey Sauvajon, la décision de la cour d'appel de Lyon, rendue ce mercredi, est une libération. Tous deux craignaient depuis le mois de mai la sortie de prison anticipée de l'agresseur du jeune homme. Ce dernier avait été condamné à sept ans et demi de prison pour avoir violemment tabassé l'étudiant, qui s'était interposé pour défendre un couple qui s'embrassait à la Part-Dieu.

"C'est un véritable soulagement, a confirmé Audrey Sauvajon dans Bonsoir Bruce. (...) Ces dernières heures ont été très difficiles pour Marin." Le jeune homme peut désormais poursuivre sa rééducation sereinement, même si "ces derniers mois, il y a eu peu d'évolution". "Il est entré dans la période de consolidation, poursuit Audrey Sauvajon. C'est-à-dire la période où les médecins estiment qu'il n'évoluera plus, que les progrès possibles ont été faits".

"Je crains qu'il tue quelqu'un"

Malgré tout, "il est extrêmement combatif", assure-t-elle. "Je ne sais pas si moi, à 20 ans, si je m'étais réveillée dans l'état dans lequel il était, j'aurais eu le courage de me battre comme il le fait."

Le jeune homme, dont le pronostic vital était engagé à la suite de l'agression, avait été plongé dans le coma. Il souffre encore aujourd'hui de lésions cérébrales. Dans les moments difficiles, Audrey Sauvajon se souvient que son fils a échappé au pire. "J'ai le bonheur d'avoir toujours mon fils avec moi. Je me raccroche toujours à ça".

Naturellement, elle reconnaît appréhender la future sortie de prison de l'agresseur de son fils: "C'est une préparation extrêmement difficile. J'y travaille. Je sais que ce jour aura lieu. (...) Je crains que s'il ressort dans l'état dans lequel il est actuellement, il tue quelqu'un. Il est important qu'il change de manière de fonctionner. Je ne suis pas sûre que pour l'instant il ait encore tout compris".

Florian Bouhot