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Lourdes: un enfant admis pour une grippe meurt à l'hôpital

Un service d'urgences à Paris (photo d'illustration).

Un service d'urgences à Paris (photo d'illustration). - PHILIPPE LOPEZ / AFP

Un petit garçon de 9 ans est mort dans la nuit de jeudi à vendredi peu après son arrivée aux urgences. Son état s'est rapidement dégradé alors qu'il présentait des symptômes grippaux depuis plusieurs jours.

Un enfant de 9 ans est mort à l'hôpital de Lourdes dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir souffert de symptômes grippaux pendant plusieurs jours. Comme le rapportent nos confrères de la Dépêche du midi, le petit garçon, malade depuis le début de la semaine, était soigné à son domicile sous la surveillance de ses parents, jusqu'à ce que son état se dégrade jeudi. Il a alors été hospitalisé en urgence en fin d'après-midi, et est mort quelques heures plus tard.

Comme le précise Sud Ouest, l'Agence régionale de santé Occitanie a réagi à l'annonce de ce décès dans un communiqué où elle n'évoque que les "symptômes grippaux" du petit garçon. Citant la "confidentialité médicale" sans donner d'autres éléments, l'ARS n'a pas confirmé qu'il était bien mort de la grippe, ni précisé s'il souffrait d'autres pathologies.

Cellule psychologique

Une cellule psychologique a été mise en place vendredi à l'école Jean Bourdette d'Argelès-Gazost, où était scolarisé l'enfant, ainsi que dans le collège fréquenté par sa soeur. Elle sera reconduite lundi, et une cellule d'écoute sera également mise en place.

La grippe a atteint le seuil épidémique en France. Jusqu'à maintenant, 936.000 personnes au total ont consulté un médecin pour des symptômes grippaux. Comme le laissent penser les chiffres publiés par l'agence Santé publique France mercredi dans son bulletin hebdomadaire, la grippe a tué cette année des patients plus jeunes, avec un "excès de mortalité toutes causes" chez les 15-64 ans.

"C'est une épidémie qui est sévère cette année (...) avec une souche de virus qui circule et qui est assez peu connue par le système immunitaire des jeunes. Il y a beaucoup d'enfants et de jeunes qui aujourd'hui consultent aux urgences", avait déclaré la ministre de la Santé lors d'une conférence de presse le 5 janvier.

C.V.