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"Les services de renseignement français ont sauvé Mia": Darmanin dit "ne pas croire" qu'il y ait eu des failles dans la surveillance de la DGSI

Gérald Darmanin a démenti, sur BFMTV, les informations du Parisien selon lesquelles il y aurait eu des imperfections dans la surveillance des services de rensignement français des ravisseurs de la petite Mia.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, invité de Maxime Switeck sur BFMTV ce mercredi, a dit "ne pas croire" qu'il y ait eu des failles dans la surveillance des futurs ravisseurs de la petite Mia, enlevée le 13 avril dernier dans les Vosges par plusieurs hommes à la demande de sa mère.

Qu'il y ait eu des failles dans cette affaire, "je ne le crois pas", a déclaré Gérald Darmanin, alors que le journal Le Parisien affirmait mardi que les services de la DGSI avaient eu connaissance d'un potentiel projet d'enlèvement d'enfant, et avaient même mis sous écoute les ravisseurs de Mia, avant de perdre leur trace.

"Les services de renseignement français ont sauvé" Mia

"Je regrette que la suspicion soit jetée (sur la DGSI) et je ne crois pas que le Parisien soit dans la vérité", a réagi le ministre de l'Intérieur. "Je voudrais saluer le grand professionnalisme de la DGSI. Il s'agissait là de survivalistes, une branche que nous suivons évidemment (...) Et c'est parce que ces individus étaient surveillés, parce qu'on savait qui c'était et où ils étaient que la petite Mia a été sauvée. Et donc les services de renseignement français ont sauvé cette petite fille. Ça fait partie des très nombreuses choses qu'ils font".

"Je considère que c'est l'action de la DGSI qui a permis de sauver cette petite fille", a-t-il répété face à Maxime Switeck, avant de reconnaître qu'il y avait aussi "des limites" à leur action. "On ne peut pas tout faire à tout moment. Évidemment que parfois, quand il y a plusieurs états étrangers (impliqués), il y a aussi des limites aux interceptions techniques (...) Et la DGSI, le ministère de l'Intérieur, n'a évidemment pas tout pouvoir".

La petite Mia, 8 ans, a été enlevée par plusieurs hommes le 13 avril dans un village des Vosges, à la demande de sa mère, qui n'avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone. Les ravisseurs, qui se revendiquent de la mouvance anti-système et complotiste, s'étaient fait passer pour des professionnels de la protection de l'enfance et avaient réussi à emmener la petite fille, hébergée chez sa grand-mère maternelle. la mère de l'enfant a été mise en examen et placée en détention provisoire vendredi dernier.


Jeanne Bulant Journaliste BFMTV