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Les Jeunesses nationalistes révolutionnaires dissoutes le 26 juin

Les JNR, le groupe "Troisième Voie" et d'autres "groupements" de la mouvance font l'objet de procédures en dissolution de la part du gouvernement

Les JNR, le groupe "Troisième Voie" et d'autres "groupements" de la mouvance font l'objet de procédures en dissolution de la part du gouvernement - -

Jean-Marc Ayrault l'avait annoncé: les JNR devraient être dissoutes le 26 juin, selon "Le Parisien".

La dissolution des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) pourrait survenir le 26 juin prochain. Jean-Marc Ayrault l'avait annoncé samedi, après la mort du jeune militant d'extrême gauche, Clément Méric. Selon Le Parisien, la dissolution doit être décidée en Conseil des ministres le 26 juin prochain. D'autres procédures contradictoires ont été lancées contre le groupe d'extrême droite Troisième Voie et d'autres "groupements" de cette mouvance.

"Le gouvernement est déterminé à agir [...] je fais toute confiance à la justice pour que les auteurs soient condamnés sévèrement", a déclaré Jean-Marc Ayrault, interrogé par la députée PS Patricia Adam.

La dissolution des JNR aurait été décidée avant la mort de Clément Méric. D'autres mouvements seraient concernés, mais il sera décidé plus tard de leur sort. "C'est à l'issue de cette procédure contradictoire, si elle s'avère à conduire à la dissolution, que le président de la République prendra un décret en Conseil des ministres", a ajouté le Premier ministre.

"Le gouvernement se doit de donner un signal fort"

Pour autant, les organisations mises en cause conservent le droit de se défendre. Le ministère de l'Intérieur doit les prévenir de ses intentions de dissolution et cette dernière a entre 10 et 15 jours pour répliquer et présenter ses arguments.

"Le gouvernement se doit de donner un signal fort", analysait pour BFMTV.com le spécialiste Patrick Moreau la semaine passée. Toutefois, il nuancait l'efficacité d'une telle mesure: "Comme le montre l’exemple allemand, la dissolution systématique n’empêche pas les reconstitutions informelles. Et puis le risque c’est que plus on tape sur l’extrême droite, plus elle se radicalise".


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