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Le rappeur MHD, positif au coronavirus, maintenu en détention

Le rappeur MHD est mis en examen pour homicide volontaire.

Le rappeur MHD est mis en examen pour homicide volontaire. - AFP

La chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris a refusé la remise en liberté de MHD, testé positif au coronavirus. Le rappeur est mis en examen pour "homicide volontaire".

Le rappeur MHD, mis en examen pour "homicide volontaire", incarcéré à la prison de la Santé à Paris et positif au coronavirus, a été maintenu en détention mercredi par la Cour d'appel de Paris, a appris l'AFP de source judiciaire.

La juge d'instruction en charge du dossier a pris le mercredi 1er avril une ordonnance de remise en liberté d'office de MHD, qui avait été contestée par un référé-détention du parquet de Paris.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a infirmé mercredi la décision de la juge d'instruction et décidé le maintien en détention du chanteur, a indiqué la source judiciaire.

Le rappeur conteste toute implication

L'inventeur auto-proclamé de l'"afro-trap", mélange de rap et de musiques africaines, connu notamment pour un tube à la gloire du PSG, est en détention provisoire depuis le 17 janvier 2019, à la suite de sa mise en examen pour "homicide volontaire". Il conteste toute participation aux faits, survenus en juillet 2018.

Son avocate, Me Elise Arfi, avait indiqué à l'AFP le 27 mars, que le rappeur avait été testé positif au Covid-19. Mercredi, elle a déclaré à l'AFP qu'"il a été très malade, maintenant c'est vrai qu'il est plutôt sur la fin, mais on ne sait jamais vraiment avec cette maladie".

Elle a qualifié la décision de la cour d'appel de "choquante" alors que MHD "est malade, a toutes les garanties de représentation, avait une mesure d'éloignement" et était donc, selon elle, apte à sortir.

Une nouvelle demande bientôt déposée

"On ne va pas baisser les bras, on va déposer à nouveau une demande" a-t-elle indiqué, alors qu'une précédente demande de mise en liberté avait déjà été refusée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris le 12 mars.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2018, Loïc K., 23 ans, a été renversé par une voiture, passé à tabac, puis blessé à l'arme blanche dans le Xe arrondissement de la capitale dans un règlement de compte entre bandes rivales du Xe et du XIXe arrondissements. 

Une dizaine de personnes se sont acharnées sur lui, une scène filmée par un témoin depuis une fenêtre. L'homme est très rapidement mort de ses blessures.

B.P., avec AFP