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Le clan des pickpockets de Disneyland Paris devant la justice

Vue de Disneyland Paris, à Marne-la-Vallée, le 13 août 2015.

Vue de Disneyland Paris, à Marne-la-Vallée, le 13 août 2015. - Bertrand Guay - AFP

Une dizaine de pickpockets de nationalité roumaine sont jugés à partir de ce mardi devant le tribunal correctionnel de Meaux. En deux ans, ils sont parvenus à dérober près d'un million d'euros en détroussant les touristes aux abords de Disneyland Paris.

Les méthodes de ce réseau de pickpockets étaient bien rodées. Les vols se déroulaient aux abords de Disneyland Paris ou dans le RER A qui dessert le parc d'attraction. Les enfants des membres du clan, de nationalité roumaine, étaient envoyés pour faire les poches des touristes par leurs parents ou grands-parents.

Argent liquide, téléphones, sacs de luxe, bijoux sont dérobés aux touristes. Une opération très rentable puisque entre 2014 et 2016, le montant du préjudice total s'élève à environ 1 million d'euros avec jusqu'à 1.000 vols commis en six mois.

Dans le cadre de cette affaire, dix personnes de nationalité roumaine comparaissent à partir de ce mardi devant le tribunal de Meaux pour vol en bande organisée, recel, blanchiment ainsi qu'incitation de mineurs à commettre des délits. Deux autres personnes qui auraient apporté de l'aide au réseau pour blanchir l'argent ou le cacher sont également jugés.

L'argent réinvesti en Roumanie

Avant de parvenir à ce procès, il aura fallu presque un an pour démanteler l'organisation qui a mené les enquêteurs jusqu'en Roumanie. L'enquête avait débuté en mars 2015 après une recrudescence de vols à la tire aux abords du parc d'attraction. C'est finalement en février 2016 que le réseau est démantelé, un clan d'une dizaine de personnes basé à Craiova, en Roumanie.

A sa tête, un patriarche de 57 ans et son ex-épouse de 51 de nationalité roumaine. Parmi les mineurs impliqués, certains rapportaient jusqu'à 800 euros par jour à leur famille. Une jeune fille est ainsi mise en cause 48 fois dans des procédures pour vol. Une fois le butin collecté, il était blanchi et réinvesti en Roumanie.

Le jugement du tribunal correctionnel de Meaux est attendu vendredi. Certains des prévenus encourent jusqu'à 30 ans de réclusion.

C. B avec Emmanuelle Lebon