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La présidente des "Policiers en colère", Maggy Biskupski, s’est suicidée

Cette fonctionnaire de 36 ans était une figure du malaise policier. Présidente de l'association "Mobilisation des policiers en colère", elle s'était fait connaître après les événements de Viry-Châtillon en octobre 2016.

Présidente de l’association "Mobilisation des policiers en colère" (MPC), Maggy Biskupski s’est suicidée ce lundi soir avec son arme de service à son domicile de Carrières-sous-Poissy (Yvelines), selon une information du Parisien que nous sommes en mesure de confirmer. Elle était âgée de 36 ans et employée à la brigade anti-criminalité (BAC) des Yvelines. 

La jeune femme était devenue une figure du mouvement de colère des policiers après les événements de Viry-Châtillon dans l'Essonne en octobre 2016: deux véhicules de police avaient été pris d'assaut par un groupe d'individus cagoulés et munis de 13 cocktails Molotov. Deux membres des forces de l’ordre avaient été gravement brûlés, deux autres plus légèrement.

Depuis, Maggy Biskupski, visée par une procédure de la police des polices (IGPN) pour être sortie de son devoir de réserve dans l'affaire de Viry-Châtillon, rendait compte du malaise policier notamment sur les plateaux de télévision. 

"Un combat que je suis fière de mener"

"J'ai choisi un combat que je suis fière de mener. C'est important car ça ne concerne pas seulement la police nationale, mais votre sécurité à tous. (...) Alors quand je suis reçue à l'IGPN, je garde le cap", avait-elle commenté sur France 5 en janvier. 

Plus récemment, la policière avait fait face à Yann Moix sur le plateau des Terriens du samedi. "Si vous venez dire ici que les policiers ont peur, vous savez bien que la faiblesse attise la haine: dire que vous chiez dans votre froc, alors que vous faites un métier qui devrait prendre cette peur en compte...", avait lancé l'essayiste et documentariste pendant l'émission; des propos qu'il avait tempérés par la suite.

Maggy Biskupski avait notamment demandé au ministre de l’Intérieur de porter plainte pour "injures publiques". Gérard Collomb avait annoncé peu après avoir "pris la décision de porter plainte (...) propos injurieux et diffamatoires". 

P.L et L.A., avec le service police-justice de BFMTV