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La police a bien enquêté sur les fuites dans le dossier Woerth

Le contre-espionnage français a bien mené une enquête sur les fuites dans la presse dans l'affaire Woerth-Bettencourt, mais il n'y aurait eu ni écoutes téléphoniques ni investigations sur des journalistes

Le contre-espionnage français a bien mené une enquête sur les fuites dans la presse dans l'affaire Woerth-Bettencourt, mais il n'y aurait eu ni écoutes téléphoniques ni investigations sur des journalistes - -

Le contre-espionnage français a bien mené une enquête sur les fuites dans la presse dans l'affaire Woerth-Bettencourt, mais il n'y a eu ni écoutes téléphoniques ni investigations sur des journalistes, a déclaré à Reuters une source policière.

"Il s'agissait de vérifier la loyauté de hauts fonctionnaires", a expliqué cette source. C'est sur ces personnes, soupçonnées d'être les informateurs, que les investigations auraient porté. La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) explique avoir agi sur instruction de la Direction générale de la police nationale (DGPN), et non de l'Elysée, a dit cette même source.

Un suspect a été identifié, a-t-elle ajouté. Il n'a pas fourni le nom mais selon plusieurs médias, il s'agit de David Sénat, magistrat en poste au cabinet du ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie. Il a quitté son poste pour une mission de préparation de l'installation d'une cour d'appel à Cayenne, en Guyane.
La DCRI a transmis ses informations sur le suspect au parquet de Paris, qui conduit depuis août une procédure pénale pour violation du secret de l'enquête, a dit la source.
Le Monde a annoncé lundi avoir porté plainte contre X pour violation du secret des sources.