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La France connaît un pic de menace terroriste, selon Péchenard

Patrouille policière sous la Tour Eiffel. Selon le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, la France fait face à une menace terroriste particulièrement élevée à l'heure actuelle. /Photo prise le 16 septembre 2010/REUTERS/Charles Plat

Patrouille policière sous la Tour Eiffel. Selon le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, la France fait face à une menace terroriste particulièrement élevée à l'heure actuelle. /Photo prise le 16 septembre 2010/REUTERS/Charles Plat - -

PARIS (Reuters) - La France fait face à une menace terroriste particulièrement élevée à l'heure actuelle, a confirmé mercredi le directeur général...

PARIS (Reuters) - La France fait face à une menace terroriste particulièrement élevée à l'heure actuelle, a confirmé mercredi le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard.

Les autorités ont évoqué lundi un risque d'attentat sur le sol français et une enquête judiciaire a été ouverte pour vérifier la pertinence d'un renseignement venu vraisemblablement d'Algérie à ce sujet.

"Nous avons des indications sérieuses, émanant de renseignements fiables, nous disant qu'il y a un risque d'attentat important", a dit Frédéric Péchenard sur Europe 1.

"Nous avons actuellement un pic de menace qui est incontestable (...) A l'heure où je vous parle, il y a une menace spécifique contre les intérêts français", a-t-il ajouté.

Il a néanmoins rappelé que la menace terroriste n'était pas nouvelle en France et a précisé qu'elle émanait pour l'essentiel du groupe Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué mardi l'enlèvement de sept personnes dont cinq Français dans le nord du Niger la semaine dernière.

"Nous avons des faits qui ne sont pas niables, nous savons que depuis juillet Aqmi cherche à enlever des Français, ça a été fait malheureusement au Niger il y a quelques jours (...) Ce groupe nous cible particulièrement", a dit le directeur général de la police.

Il a également confirmé, sans dire d'où il provenait, que la France avait obtenu un renseignement d'un "service ami" sur l'imminence d'un attentat suicide le 16 septembre, information jugée "peu crédible" désormais.

Malgré cette menace, qui pèse essentiellement sur les lieux très fréquentés, Frédéric Péchenard a appelé à ne pas céder à la panique et a loué un dispositif efficace à ses yeux.

"Nous sommes déjà depuis plusieurs années en 'Vigipirate rouge' et cela nous suffit largement pour augmenter un petit peu notre posture (...) Il faut aussi que nous gardions raison. En l'état actuel des choses, la posture qui est la nôtre est la bonne", a-t-il dit.

Grégory Blachier, édité par Guy Kerivel