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L'Elysée va accueillir des personnes condamnées à des travaux d'intérêt général

La ministre de la Justice Nicole Belloubet lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 24 juillet 2019.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 24 juillet 2019. - Ludovic MARIN / AFP

Le gouvernement mise sur ces peines alternatives à la prison pour lutter contre la surpopulation carcérale. La Garde des Sceaux précise que l'Élysée accueillera notamment des personnes effectuant des travaux d'intérêt général.

C'était l'un des outils promus par Emmanuel Macron pour lutter contre la surpopulation carcérale. Deux ans après son discours devant la Cour européenne des droits de l'Homme où il promettait de développer les peines alternatives, la Garde des Sceaux a signé ce mardi un accord-cadre avec 34 partenaires afin de développer davantage le travail d'intérêt général (TIG).

30.000 postes en 2022

Le travail d'intérêt général est l'une des peines alternatives à l'incarcération. La personne condamnée effectue un certain nombre d'heures, déterminé par un juge, auprès d'une association ou d'un service dépendant d'une administration publique.

Dans un communiqué, la ministre de la Justice explique que l’objectif est "de passer de 18.000 postes de TIG recensés en 2018 à plus de 30.000 postes en 2022.

Des TIG à l'Élysée 

Parmi les partenaires se trouvent aussi bien d'autres ministères, que des entreprises chargées d’un service public comme la SNCF, de grandes associations nationales comme Emmaüs France, ainsi que "des représentants des collectivités territoriales et des organismes de logement social". 

Nicole Belloubet annonce au quotidien 20 Minutes que "le président de la République a souhaité lui-même accueillir des TIG à l’Élysée dès l'année 2020."

Les personnes sous main de justice devront répondre à diverses missions: "préservation de l’environnement, soutien aux personnes fragiles, entretien des bâtiments et du patrimoine ou encore accessibilité au numérique", précise le communiqué de la place Vendôme, qui regrette que "le TIG ne représente aujourd’hui que 6%" des peines prononcées.

Esther Paolini