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L'antiterrorisme se saisit de l'enlèvement de la fillette par son père parti faire le jihad

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Au lendemain du cri de détresse lancée par la mère de Lila, une fillette enlevée par son père soupçonné d'être parti faire le jihad en Syrie, la sanction antiterroriste du parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire pour "soustraction de mineur par ascendant" et "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Lundi, une plainte avait été déposée par la maman de la fillette et la brigade criminelle de Nanterre avait été saisie.

Le 20 octobre dernier, Lila, trois ans et demi, part avec son père. Ce dernier est supposé l'emmener en vacances en Tunisie, son pays d'origine. Mais le 27 octobre, Magali Laurent, la mère de la fillette, reçoit un appel de sa belle-soeur: son enfant se trouve avec son père et Turquie. Le dernier message qu'elle reçoit les géolocalise même à 40 kilomètres de la frontière syrienne.

C'est après un licenciement pour faute grave que l'homme se serait radicalisé. Il portait la barbe, une djellaba et tenait des propos extrêmes allant jusqu'à cautionner les attentats de janvier à Paris. "Ça a été le début de l'enfer, confiait Magalie Laurent mardi sur RMC. Il a changé, je l'ai vu se transformer."

Pour autant, cela n'a en aucun cas influencé l'éducation de sa fille. "C'était un bon papa, il s'occupait bien de sa fille et c'est pour ça que je l'ai laissé aller en vacances avec elle, assure la maman. Mais en aucun cas je ne l'aurais laissé partir avec ma fille en Turquie". Aujourd'hui, elle confie culpabiliser d'avoir laissé son enfant partir.

J.C. avec AFP