BFMTV

Johnny Hallyday: Adeline Blondieau évoque des "attouchements non consentis" quand elle avait 14 ans

L’actrice a assuré devant le tribunal correctionnel de Paris mardi que Johnny Hallyday avait "abusé" d’elle alors qu’elle était adolescente. Des propos tenus par Adeline Blondieau alors qu’elle poursuit son ex-mari pour diffamation.

"Il m’a violée quand j’avais 14 ans, 15 ans, chez mes parents". Une révélation lancée par Adeline Blondieau mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, qui examinait sa plainte pour diffamation contre Johnny Hallyday, son ex-mari. Les faits remontent au milieu des années 80, la comédienne n’est encore qu’une adolescente et son futur mari est un ami et collaborateur de son père.

Cette accusation intervient alors que le tribunal examinait un passage de la biographie de Johnny Hallyday, qu’Adeline Blondieau conteste. Le chanteur affirme qu’elle "débarquait chaque nuit pour jouer avec le feu que j’étais (…) Elle est venue une nuit et m’a dit ‘ça y est tu sais, j’ai 18 ans, épouse-moi’. Au lieu de lui mettre une claque et de l’envoyer dans sa chambre, j’ai laissé faire et je me suis fait prendre au piège".

"Un secret très violent"

Une version que conteste l’actrice de "Sous le soleil". "La présidente a questionné Adeline et lui a demandé la nature de leurs rapports, explique son frère et avocat, Alexandre Blondieau sur BFMTV. Adeline a répondu simplement en expliquant qu’il y avait eu des attouchements sexuels de sa part qui n’étaient pas consentis."

Selon elle, c’est la star de la chanson qui venait "tous les soirs quand il était saoûl", en lui disant qu’il l’aimait. Adeline Blondieau qui décrit Johnny Hallyday comme un homme infidèle, "alcoolique et violent" explique n’en avoir jamais parlé avec celui qu’elle épousera une première fois cinq ans plus tard, en 1990. Il s’agissait "d’un secret très violent, mais qui nous liait aussi d’une certaine façon". 

Une aberration pour Jean-Claude Camus

L’ancien producteur de Johnny, Jean-Claude Camus ne croit pas aux accusations de la comédienne. "Tout ça me semble vraiment aberrant, dit-il sur BFMTV. Je connais quand même bien Johnny, je suis resté près de 35 ans avec lui. De là à violer quelqu’un de 14 ans franchement, moi ça me laisse pantois".

L’avocat de la star, Me Arnaud Albou, a estimé pendant l’audience, qui se déroulait en l’absence de la star, que "nous ne pourrons jamais savoir qui dit la vérité". Adeline Blondieau n’a jamais déposé plainte et n’avait alors jamais évoqué les faits.

Des faits prescrits

Ces accusations devraient rester sans suite judiciaire pour Johnny Hallyday en raison du délai de prescription. Les propos d’Adeline Blondieau ne peuvent pas non plus faire l’objet de poursuites en diffamation de la part du chanteur, car ils ont été tenus devant le tribunal.

Sur l’affaire de diffamation à l’encontre du chanteur, le tribunal a mis son jugement en délibéré au 3 novembre. L’avocat d’Adeline Blondieau a demandé 15.000 euros de dommages et intérêts.

C. B