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Jeune femme tuée d'une balle dans la tête à Montpellier: un homme mis en examen pour homicide volontaire

(photo d'illustration) - AFP

(photo d'illustration) - AFP - -

Un homme d'une trentaine d'années a été mis en examen pour "homicide volontaire" ce jeudi à Montpellier, après avoir reconnu lors de sa garde à vue avoir tiré sur une jeune conductrice de 23 ans le soir du Nouvel An.

Un trentenaire a été mis en examen et écroué ce vendredi à Montpellier pour l'homicide volontaire d'une jeune femme tuée d'une balle dans la tête dans une voiture lors de la nuit du Nouvel An, a indiqué le parquet à l'AFP.

Le parquet avait requis sa mise en examen pour "homicide involontaire aggravé et transport d'arme de catégorie B", mais la juge d'instruction a décidé d'une mise en examen pour homicide volontaire, a précisé le procureur de Montpellier Fabrice Bélargent, ajoutant qu'il n'avait pas de commentaire à faire sur cette décision. 

Un geste involontaire, selon le tireur

Lors de sa garde à vue, l'homme de 33 ans a reconnu être à l'origine du tir qui a tué la conductrice de 23 ans dans une voiture, durant la nuit de mardi à mercredi, près d'une discothèque à Montpellier. Lui et un groupe d'amis du Vaucluse y avaient passé un réveillon marqué par une forte consommation d'alcool. 

Mais il a assuré que son geste avait été involontaire. Cette version des faits a été confirmée par une jeune femme se trouvant également dans la voiture, avait indiqué jeudi le procureur. 

L'homme mis en examen "détenait illégalement un pistolet automatique de marque Glock 9 mm, car il se sentait menacé depuis que son cousin avait été abattu dans le cadre d'un règlement de comptes à Avignon", avait ajouté le procureur.

L'homme mis en examen a assuré que le coup mortel était parti accidentellement alors que le groupe d'amis allait repartir vers Avignon. Il affirme avoir manipulé l'arme sur le siège arrière de la voiture après une soirée très alcoolisée, en oubliant que le chargeur se trouvait à l'intérieur.

Un débat différé aura lieu le 7 janvier sur la détention du mis en examen qui, dans l'attente, a été placé en détention provisoire, a souligné M. Belargent, qui a précisé que le parquet avait requis la détention provisoire.

Jeanne Bulant avec AFP